IdentifiantMot de passe
Loading...
Mot de passe oublié ?Je m'inscris ! (gratuit)

Vous êtes nouveau sur Developpez.com ? Créez votre compte ou connectez-vous afin de pouvoir participer !

Vous devez avoir un compte Developpez.com et être connecté pour pouvoir participer aux discussions.

Vous n'avez pas encore de compte Developpez.com ? Créez-en un en quelques instants, c'est entièrement gratuit !

Si vous disposez déjà d'un compte et qu'il est bien activé, connectez-vous à l'aide du formulaire ci-dessous.

Identifiez-vous
Identifiant
Mot de passe
Mot de passe oublié ?
Créer un compte

L'inscription est gratuite et ne vous prendra que quelques instants !

Je m'inscris !

L'appétit énergétique des centres de données pour l'IA force la relance des vieilles centrales à charbon à forte intensité carbone, ce qui compromet les objectifs climatiques des entreprises technologiques

Le , par Mathis Lucas

236PARTAGES

5  0 
L'appétit énergétique des centres de données pour l'IA force la relance des vieilles centrales à charbon à forte intensité carbone, ce qui compromet les objectifs climatiques des entreprises technologiques

L'essor de l'IA générative a provoqué une forte expansion du nombre de centres de données nécessaires à son fonctionnement. Ces centres de données sont énergivores, ce qui a entraîné une hausse des besoins énergétiques de l'industrie technologique. Elle se retrouve donc obligée de relancer les vieilles centrales à charbon afin de répondre à l'appétit énergétique de l'IA. Les prix élevés du gaz naturel et d'autres énergies moins polluantes poussent les opérateurs de centres de données vers cette option à forte intensité carbone. Ce changement compromet les engagements pris par les géants de la technologie en faveur de la neutralité carbone.

En dépit des avertissements des experts climatiques et de certains acteurs de la course à l'IA, les dépenses des entreprises technologiques dans le développement de l'IA n'ont cessé de croître. Les centres de données captent une bonne partie de ces investissements, avec des projets gigantesques tels que Stargate d'OpenAI et de Microsoft. Le secteur est aujourd'hui confronté à une bulle et l'impact environnemental de l'IA suscite des préoccupations.

Dans une interview accordée à l'AFP en septembre 2024, la chercheuse en IA Sasha Luccioni a déclaré que « l'IA générative accélère la crise climatique en raison de son appétit énergétique ». Sasha Luccioni estime qu'il est particulièrement décevant que les gens utilisent l'IA pour faire des recherches sur Internet. Elle avertit que l'IA générative consomme 30 fois plus d'énergie qu'un moteur de recherche, ce qui constitue un danger pour l'environnement.

« Si vous vous souciez de l'environnement, réfléchissez à deux fois avant d'utiliser l'IA. Je trouve particulièrement décevant que l'IA générative soit utilisée pour faire des recherches sur Internet », a déploré la scientifique lors de l'interview qui a eu lieu en marge de la conférence ALL IN sur l'IA, à Montréal.


Sasha Luccioni est une scientifique de premier plan spécialisée dans l'IA, l'éthique et la durabilité. Elle est titulaire d'un doctorat en intelligence artificielle et a une dizaine d'années d'expérience dans la recherche et l'industrie. Elle est responsable du climat chez Hugging Face, une startup qui développe des systèmes d'IA open source responsable, où elle dirige la recherche, le conseil et le renforcement des capacités pour améliorer la durabilité des systèmes d'IA.

Le retour en grâce des vieilles centrales à charbon polluantes

Ce changement intervient dans un contexte de pressions plus larges au sein du secteur, où les Big Tech tels que Google et Microsoft se livrent à une course effrénée pour développer leurs infrastructures informatiques. L'ironie est flagrante : les entreprises qui s'engagent à atteindre la neutralité carbone soutiennent indirectement le combustible fossile le plus polluant, car la fiabilité du charbon l'emporte à court terme sur les énergies renouvelables intermittentes.

Aux États-Unis, les centres de données connaissent une transition importante vers l'énergie produite à partir du charbon en raison de la hausse des prix du gaz naturel et de la croissance rapide de la demande en électricité. Selon la société de services financiers Jefferies, les opérateurs de centres de données se précipitent pour connecter de nouvelles capacités au réseau électrique, avec une croissance accélérée de la charge prévue pour la période 2026-2028.

Cette hausse de la demande entraîne une reprise inattendue de la production de charbon, qui a augmenté de près de 20 % depuis le début de l'année 2025. Jefferies indique : « nous relevons notre estimation de la production d'électricité à partir du charbon d'environ 11 % (en raison de facteurs de capacité plus élevés) et prévoyons qu'elle restera élevée jusqu'en 2027 grâce à des prix du combustible favorables par rapport au gaz (en particulier pour le parc existant) ».

Des avertissements ont été lancés en 2024, indiquant que la demande énergétique croissante due à la prolifération des centres de données aux États-Unis risquait de dépasser la capacité de production disponible, ce qui pourrait prolonger la durée de vie des vieilles centrales à charbon polluantes.

À Omaha, une compagnie d'électricité a renoncé à son projet d'arrêter de brûler du charbon pour produire de l'électricité, invoquant la nécessité d'alimenter les centres de données situés à proximité. La compagnie a estimé que la mise hors service des générateurs à charbon de la centrale électrique de North Omaha risquait d'entraîner des pénuries d'électricité dans le district, compte tenu des besoins énergétiques croissants de ces installations.

Impacts de ce revirement sur le climat et l'environnement

Plusieurs compagnies d'électricité retardent la mise à la retraite des centrales à charbon, malgré l'impact environnemental et climatique. La combustion continue du charbon affecte la qualité de l'air local à proximité des centrales électriques et entrave les efforts plus larges visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre. Le groupe militant Greenpeace a qualifié le charbon de « moyen de production d'énergie le plus sale et le plus polluant ».

Les défenseurs de l'environnement avertissent que cela pourrait compromettre les objectifs climatiques des États-Unis, les émissions de charbon pouvant augmenter de 10 à 15 % dans les États clés d'ici 2026. Pourtant, pour les opérateurs, le calcul est simple : les modèles d'entraînement de l'IA exigent une alimentation électrique constante et ininterrompue que l'énergie solaire ou éolienne ne peut pas toujours garantir sans d'énormes batteries de secours.

L'impact environnemental s'étend à l'échelle mondiale. Sasha Luccioni a déclaré que les outils d'IA peuvent émettre plusieurs tonnes de CO₂ par jour et ajoute que l'utilisation des chatbots d'IA générative comme outil de recherche en ligne pourrait avoir de graves conséquences sur l'environnement et le climat. « Je trouve particulièrement décevant que l'IA générative soit utilisée pour faire des recherches sur Internet », a déploré la scientifique au micro de l'AFP.

Un rapport de Morgan Stanley publié en 2024 prévoit que les centres de données émettront jusqu'à 2,5 milliards de tonnes de gaz à effet de serre dans le monde d'ici 2030, soit trois fois plus que les émissions qui auraient été produites sans le développement de la technologie d'IA générative.

Les générateurs à turbine alimentés au gaz naturel étaient le choix privilégié pour alimenter le boom actuel de la construction de centres de données, d'autant plus qu'ils peuvent être installés directement sur le campus pour assurer une production locale. Mais les prix actuels du gaz ont rendu cette option moins intéressante sur le plan économique. Les promoteurs privilégient les sources d'énergie facilement disponibles pour leur construction initiale.

Rechercher un équilibre entre innovation et durabilité

Le dernier rapport du département américain de l'Énergie prévoit que la consommation énergétique des centres de données nationaux doublera d'ici 2028, sous l'impulsion de l'IA générative. Si les opérateurs peuvent mettre leurs installations en service le plus rapidement possible tout en s'engageant à utiliser des énergies renouvelables, ils le feront, mais la solution provisoire sera celle qui est disponible, à savoir probablement le gaz naturel ou le charbon.

Par exemple, le projet de Rainbow Energy dans le Dakota du Nord vise à alimenter un centre de données de 300 MW directement à partir de la plus grande centrale à charbon de l'État. De telles stratégies de colocation minimisent les pertes de transmission, mais renforcent la dépendance aux combustibles fossiles. Le plan carbone actualisé de Duke Energy mise sur le charbon pour la croissance des centres de données, invoquant le recul des règles en matière de pollution sous l'administration Trump.

En avril 2025, le président américain Donald Trump a signé un décret pour relancer le « beau charbon » afin de répondre à l'appétit énergétique des centres de données pour l'IA. Pourtant, les experts avertissent que les centrales à charbon sont très coûteuses à exploiter et constituent un désastre pour l'environnement et le climat. Les écologistes ont jugé cette initiative dépassée, affirmant que « le charbon est sale, non compétitif et non fiable ».

Les mesures de l'administration Trump affectent le développement des énergies renouvelables, notamment le gel des processus d'approbation des projets éoliens et l'annonce de restrictions sur les nouveaux projets solaires et éoliens, les responsables invoquant des préoccupations liées à l'utilisation des terres et aux coûts. Cette orientation politique contraste avec les recherches indiquant que les énergies renouvelables pourraient alimenter les centres de données à un coût inférieur à celui des combustibles fossiles.

Perspectives : intersections entre politique et technologie

À mesure que le secteur évolue, les efforts visant à convertir les centrales à charbon en centrales hybrides au gaz indiquent des voies de transition, même si la décarbonisation totale reste difficile à atteindre. Le rapport McKinsey sur la consommation énergétique de l'IA souligne les opportunités pour les investisseurs dans les infrastructures résilientes, mais met en garde contre les tensions sur le réseau électrique en l'absence de politique coordonnée.

Les entreprises technologiques ne restent pas inactives : les investissements dans les petits réacteurs nucléaires modulaires (small modular reactor - SMR) et l'énergie géothermique s'accélèrent, mais ces solutions ne seront pas opérationnelles avant les années 2030. Dans l'intervalle, le charbon comble le vide.

En fin de compte, cette résurgence du charbon met à l'épreuve les engagements de l'industrie technologique en faveur du climat, obligeant à trouver un équilibre entre innovation rapide et responsabilité environnementale. La croissance exponentielle de l'IA et le boom des centres de données ne montrant aucun signe de ralentissement pour l'instant, les parties prenantes doivent naviguer entre ces tensions pour tracer une voie plus durable pour l'avenir.

Conclusion

Selon une analyse publiée en septembre 2024 par le média britannique The Guardian, entre 2020 et 2022, les émissions de gaz à effet de serre des centres de données appartenant aux géants de la technologie comme Google, Microsoft, Meta et Apple étaient environ 662 % plus élevées que ce qu’ils ont déclaré officiellement. Cette révélation soulève des questions cruciales sur la transparence et la responsabilité environnementale de ces entreprises.

Meta a déclaré que ses émissions officielles pour 2022 s'élevaient à 273 tonnes métriques de CO₂. Mais dans le cadre du système de comptabilisation basé sur la localisation, ce chiffre grimpe à plus de 3,8 millions de tonnes métriques d'équivalent CO₂ pour les seuls centres de données. Les chiffres sont similaires pour les autres Big Tech, et il faut noter qu'ils louent une grande partie de la capacité de leurs centres de données à des opérateurs tiers.

Face à ces révélations, la question se pose : les Big Tech peuvent-ils continuer à masquer la réalité de leurs émissions ? La pression monte pour une plus grande transparence et des actions concrètes. Le gouvernement américain a annoncé la création d’un groupe de travail pour répondre aux besoins croissants en infrastructures d’IA. En définitive, il est impératif que les entreprises technologiques adoptent des pratiques plus transparentes et responsables.

La lutte contre le changement climatique ne peut se faire sans une évaluation honnête et précise de l’empreinte carbone des centres de données. Quoiqu'il en soit, le gouvernement américain est désormais attentif à ces préoccupations. Après avoir rencontré la semaine dernière des dirigeants d'entreprises technologiques et énergétiques, la Maison Blanche a annoncé la création d'un nouveau groupe de travail chargé de répondre aux besoins croissants de l'infrastructure de l'IA.

Et vous ?

Quel est votre avis sur le sujet ?

Voir aussi

L'IA a besoin de tellement d'énergie que les vieilles centrales au charbon sont maintenues en service alors que la demande en énergie des centres de données devrait tripler d'ici 2030

Les émissions carbone des centres de données des GAFAM seraient 662% plus élevées qu'elles le prétendent, selon une analyse qui indique qu'elles pourraient être 7,62 fois plus élevées que les chiffres officiels

Une experte prévient que l'IA générative accélère la crise climatique en raison de sa forte consommation d'énergie : « si vous vous souciez de l'environnement, réfléchissez à deux fois avant d'utiliser l'IA »
Vous avez lu gratuitement 12 articles depuis plus d'un an.
Soutenez le club developpez.com en souscrivant un abonnement pour que nous puissions continuer à vous proposer des publications.

Une erreur dans cette actualité ? Signalez-nous-la !

Avatar de Pierre Louis Chevalier
Expert éminent sénior https://www.developpez.com
Le 14/01/2026 à 14:51
Aux USA l'installation d'un Data center dans une région fait monter le prix local d'électricité, par les acteurs privés locaux.

Le réseau électrique US est en fait très peu connecté d'un état à un autre, c'est à dire que les régions ou états s'alimentent sur les ressources locales.
La consommation d'un Data center est phénoménale, si un Data center est construit sans ajouter une nouvelle source d'électricité proche, le tarif électrique des sociétés privées locales peut monter en flèche, donc pour les consommateurs lambda de tous l'état. Voila les conséquences tragiques de l'IA à toute les sauces imposées par les big Tech, un désastre économique, écologique et climatique :

L'administration Trump a demandé à une autre centrale à charbon de rester ouverte au-delà de sa date de fermeture pour continuer à alimenter les data centers IA des big tech

Les centres de données IA sont tellement gourmands en énergie qu'ils utilisent désormais d'anciens moteurs à réaction d'avions

D'autant que toute cette escroquerie va finir par s'écrouler, il a été montré dans plusieurs études que le modèle économique IA est une bulle, les services même payants sont imposés à perte, ça ne sera jamais rentable, et cela s'écroulera comme les bulles précédentes.
6  0 
Avatar de NotABread
Membre actif https://www.developpez.com
Le 03/06/2026 à 10:19
Citation Envoyé par calvaire Voir le message
on a surtout affaire à des extrémiste anti progrès, le train de l'ia et la et ceux qui veulent pas le prendre tant pis pour eux j'ai envie de dire. Le train internet a fait pas mal de ménage aussi en son temps.
Et que faire des cas bien réels des data center construits pour l'IA qui ont des impacts néfastes sur les riverains ? On a par exemple:
- pollution de l'air par xIA qui l'air rend moins respirable parce que le gaz est utilisé pour l'alimenter
- data center d'Amazon qui a rendu l'eau d'une nappe phréatique trouble (et donc non potable)
- des villes qui pourraient ne plus avoir de fournisseur d'électricité car ces-derniers se tournent vers les data center, plus gros client
- pollution sonore avec un bourdonnement h24 aux environs des data center
- augmentation du coût de l'électricité pour les particuliers

Ce ne sont pas des considérations morales, on parle d'une réduction de confort de vie.
Et si on va sur des aspects un peu moral:
- des terres agricoles sont rachetées pour construire de nouveau data center. Est-ce une bonne idée de réduire la production de nourriture pour plus d'IA ?
- l'eau est un ressource sous tension, de plus en plus avec le réchauffement climatique, et les data center en ont besoin en grande quantité pour leur refroidissement. Doit-on ignorer ce problème pour les développement technologique ?

De mon point de vue, je trouve très malhonnête de balayer ces problèmes d'un revers de la main au nom du progrès, il y a comme un air de "tant que ça ne m'affecte pas, c'est pas mon problème"
6  1 
Avatar de Anselme45
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 11/11/2025 à 12:39
Il y a 2 limitations à un usage exponentiel de l'électricité:

1. Il faut en produire suffisamment pour répondre à la demande

2. Pas le moins important, il faut pouvoir transporter l'électricité produite du lieu de production au lieu de consommation

Dans tous les cas, l'IA est un non-sens technologique, économique et écologique!

1. On n'arrive déjà pas à simplement remplacer les énergies "sales" (gaz, pétrole, charbon,...) par des énergies renouvelables en suffisance à demande constante

2. Avec le passage aux véhicules électriques, au remplacement des chauffages polluants par des pompes à chaleur nécessitant de l'électricité. au tout numérique, les besoins en électricité de notre civilisation augmentent de manière stratosphérique sans prendre en compte l'IA

3. Et voilà t'y pas que l'on se propose de charger encore la barque avec les besoins gigantesques de l'IA

4. Les réseaux électriques actuels ne sont tout simplement pas dimensionnés pour répondre aux besoins.

On a déjà été confronté à ce problème en Suisse: Le pays a lancé plusieurs projets de centrales de production électriques (comme des usines de panneaux solaires en montagne ou l'augmentation des capacités de stockage des barrages hydro-électriques) et ces projets n'ont pas pu aboutir parce que l'électricité produite n'aurait pas pu être transportée via les lignes à haute-tension existantes et comme les marmottes de nos Alpes n'ont pas voulu acheter l'électricité produite...

Cela exige de redimensionner toutes les lignes HT pas seulement de Suisse mais de tout le continent européen (les allemands ont d'ailleurs le même problème avec leur parcs éoliens en mer qui produisent de l'électricité qu'ils ne peuvent pas distribuer dans le sud du pays) parce que les réseaux électriques sont interconnectés. On a d'ailleurs eu l'année passée un blackout (Plus aucune électricité) dans le sud-ouest de la France suite à un problème sur le réseau espagnol dont la cause n'a jamais été vraiment identifié.


Il y a un moment où notre société humaine va devoir se poser les vraies questions si elle ne veut pas finir en mode "barbecue". Pour info, à partir d'une température de 50°C, certaines parties du monde vont tout simplement devenir inhabitable pour l'être humain (à partir d'un température haute et un taux d'humidité important dans l'atmosphère, le corps humain n'est plus apte à réguler sa température par la transpiration et c'est la mort après quelques heures!).
5  1 
Avatar de Anselme45
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 14/01/2026 à 13:37
Je crois rêver... On en apprend tous les jours.

Je croyais naïvement qu'un ménage payait uniquement pour sa consommation personnelle (+ des taxes de base pour les frais généraux du style compteurs, transport de l'électricité, etc....)

Par quelles manipulations, les GAFAM arrivent à facturer leur coûts sur les factures d'électricité de monsieur et madame Tout-le-monde?

PS: Je connais évidemment des entreprises qui sous couvert du "on offre des emplois dans la région" paient leur électricité très en-dessous du prix normal et que donc c'est bien le contribuable qui au final paient pour eux la différence. Mais là, si Trump intervient sur le sujet, il doit y avoir une combine beaucoup plus grosse!
4  0 
Avatar de Pierre Louis Chevalier
Expert éminent sénior https://www.developpez.com
Le 14/01/2026 à 16:34
Citation Envoyé par fdecode Voir le message
Il y a eu une bulle Internet, qui a nuit à des investisseurs naïfs, et pourtant des acteurs de premier plan, comme Amazon, sont restés. Et finalement, la rentabilité d'Internet est aussi venue avec la monté du besoin. Hormis quelques ermites de l'IA, l'utilisation des LLM, et le besoin qui va avec, augmente.
Ton exemple d'Amazon apporte de l'eau à mon moulin, si on prends ton exemple ou Amazon est devenu un monopole, 99% des sociétés IA vont fermer, 99% des fonds investis dans l'IA par les gogos vont partir en fumée.
Il s'est passé la même chose dans l'automobile il y a plus de 100 ans, des centaines de constructeurs automobiles ont mis la clef sous la porte et il n'en est resté qu'une poignée.
4  0 
Avatar de kain_tn
Expert éminent https://www.developpez.com
Le 11/05/2026 à 18:33
Et pendant ce temps là, en Europe, grâce au lobbying des BigTech, on va masquer les méfaits de ces centres de données et ils viendront les installer chez nous au lieu de rester aux USA...
4  0 
Avatar de Christophe
Responsable Systèmes https://www.developpez.com
Le 13/05/2026 à 8:35
Que sont devenus les débiles qu'on avaient en classe à l'école ? ce n'est pas une question d'avoir des bonnes notes, je parle surtout du comportement, c'est juste qu'ils sont stupides et méritent leurs sors d'ouvrier mcdo au smics.
Les gens brillants qui aiment pas l'école j'en connais, ils ont monté leurs boites en maçonnerie/mécanique/espace vert et gagne autant qu'un cadre à la défense.
Une seule réponse me vient à l'esprit.

Quand le corps humain fut créé, toutes les parties voulaient en être le
Chef.
Le cerveau : puisque je commande tout et que je pense pour tout
le monde, je devrais être le Chef !
Les pieds : puisque nous transportons le corps là où il le désire, nous
devrions être le Chef !
Les mains disaient : puisque nous faisons tout le travail et gagnons de l'argent pour entretenir tout le corps, nous devrions être le Chef !
Et ainsi de suite pour le coeur, les yeux, les oreilles et les poumons.
Mais le trou du cul se fit aussi entendre et exigea d'être élu Chef. Les autres parties du corps éclatèrent de rire à l'idée qu'un trou du cul
puisse être le chef!
Le trou du cul se mit en colère, et refusa de fonctionner. Bientôt le cerveau devint fiévreux, les yeux devinrent vitreux, les pieds trop faibles pour marcher, les mains pendaient sans force, le coeur et les poumons luttèrent pour survivre.
Finalement, le corps entier était d'accord pour que le trou du cul soit élu Chef
Toutes les autres parties du corps faisaient le travail, tandis que le trou du cul dirigeait tout le monde et s'occupait principalement de la merde comme tout chef digne de ce titre.
MORALITÉ

Il n'est nullement nécessaire d'être un cerveau pour devenir chef, un trou du cul fait parfaitement l'affaire !
4  0 
Avatar de Anselme45
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 14/01/2026 à 15:26
Citation Envoyé par Pierre Louis Chevalier Voir le message
Aux USA l'installation d'un Data center dans une région fait monter le prix local d'électricité, par les acteurs privés locaux.

Le réseau électrique US est en fait très peu connecté d'un état à un autre, c'est à dire que les régions ou états s'alimentent sur les ressources locales.
La consommation d'un Data center est phénoménale, si un Data center est construit sans ajouter une nouvelle source d'électricité proche, le tarif électrique des sociétés privées locales peut monter en flèche, donc pour les consommateurs lambda de tous l'état. Voila les conséquences tragiques de l'IA à toute les sauces imposées par les big Tech, un désastre économique, écologique et climatique :
...

D'autant que toute cette escroquerie va finir par s'écrouler, il a été montré dans plusieurs études que le modèle économique IA est une bulle, les services même payants sont imposés à perte, ça ne sera jamais rentable, et cela s'écroulera comme les bulles précédentes.
Merci pour l'explication... Au final, c'est juste le système de l'offre et de la demande poussé à son paroxysme: Le datacenter s'accapare toute l'électricité produite du coin et si les particuliers veulent bénéficier de quelques kwh, qu'ils passent à la caisse en payant le prix...
3  0 
Avatar de Pierre Louis Chevalier
Expert éminent sénior https://www.developpez.com
Le 14/01/2026 à 16:49
Citation Envoyé par fdecode Voir le message
C'est bien probable. Et où se situe le problème ?
Que l'argent des gogos investisseurs parte en fumée, aucun problème, c'est même très bien pour faire diminuer l'inflation, le problème c'est la remise en service des turbines à gaz et des centrales à charbon
3  0 
Avatar de Pierre Louis Chevalier
Expert éminent sénior https://www.developpez.com
Le 14/01/2026 à 18:56
Citation Envoyé par Ryu2000 Voir le message
Arf, aux USA, les centrales au fioul et les centrales au charbon ne vont pas tourner très longtemps.
La bulle ne va pas mettre 15 ans à exploser.

Et de toute façon il y aura des nouveaux réacteurs nucléaire, donc c'est bon pour les gaz à effet de serre, le changement climatique et tout ça
Il faut plus de 10 ans pour construire une centrale nucléaire en occident, plus précisément par exemple en France la dernière centrale, à savoir l'EPR de Flamanville, à mis 17 ans avant d'être mis en prod (contre 9 ans en Chine)
3  0