Une récente étude vient bousculer les certitudes des grands acteurs de la tech qui lorgnent vers le nucléaire pour assurer l’alimentation énergétique de leurs centres de données. Alors que Microsoft, Amazon ou encore Google investissent massivement dans les réacteurs nucléaires modulaires (SMR), le rapport révèle que l’éolien et le solaire offrent déjà un coût d’approvisionnement en électricité bien inférieur, avec des perspectives de baisse encore plus marquées dans les prochaines années.Pour les datacenters, qui constituent aujourd’hui des gouffres énergétiques — alimentant à la fois les besoins du cloud, des services de streaming et surtout les clusters d’IA générative — cette conclusion change la donne. La compétitivité économique du choix énergétique devient un facteur stratégique autant qu’écologique.
Les États-Unis préparent une campagne majeure dans le secteur de l'énergie nucléaire, qui vise à tripler la capacité nucléaire d'ici 2050, grâce à la déréglementation, à l'innovation technologique et à un financement fédéral conséquent. La directive de 2025 du président Trump, qui vise à réutiliser le plutonium pour les réacteurs avancés, ainsi que le soutien de plusieurs milliards de dollars du ministère de l'Énergie pour les petits réacteurs modulaires, témoignent de la volonté de répondre à la demande croissante de l'intelligence artificielle (IA) et des centres de données, tout en atteignant les objectifs de réduction des émissions de carbone. Toutefois, les experts avertissent que cette levée des contraintes réglementaires pourrait occulter des défis plus profonds, comme les vulnérabilités de la chaîne d'approvisionnement et les problèmes de perception du public.
Cette nouvelle impulsion en faveur de l'énergie nucléaire intervient alors que les avertissements se multiplient concernant les besoins énergétiques croissants de l'IA. Ami Badani, cadre chez Arm Holdings, a averti que l'IA pourrait engloutir un quart de l'électricité produite aux États-Unis d'ici 2030 si elle ne se défait pas de sa grande dépendance à l'égard de l'énergie. Badani a exhorté l'industrie à aligner la croissance technologique sur la capacité de production énergétique du pays.
Ces préoccupations ont déjà suscité un regain d'intérêt pour les projets nucléaires au niveau des États. En Caroline du Sud, le fournisseur d'électricité Santee Cooper a exploré les moyens de relancer un projet nucléaire géant afin de répondre aux besoins énergétiques croissants de l'IA. La société a fait appel à des conseillers financiers pour attirer des acheteurs pour deux réacteurs inachevés, soulignant la dépendance croissante des grandes entreprises technologiques à l'égard de l'énergie nucléaire malgré les incertitudes liées au climat.
Les États-Unis se lancent ainsi dans une ambitieuse campagne visant à relancer leur secteur nucléaire, les décideurs politiques misant sur la déréglementation et l'innovation technologique pour déclencher ce que beaucoup appellent une « renaissance nucléaire » en 2025. Les récentes mesures exécutives et initiatives de financement témoignent d'un effort concerté visant à tripler la capacité nucléaire d'ici 2050, motivé par la demande énergétique croissante des centres de données et la volonté nationale de produire une énergie sans carbone.
Cette stratégie repose sur l'allègement des contraintes réglementaires imposées par la Commission de réglementation nucléaire (NRC), mais les experts avertissent que cette approche pourrait négliger des défis plus profonds, tels que les vulnérabilités de la chaîne d'approvisionnement et les problèmes de perception du public.
Au cœur de cette renaissance se trouve le décret présidentiel de Donald Trump sur la réutilisation du plutonium, présenté dans une directive de mai 2025 qui vise à convertir les excédents de matières fissiles en combustible pour les réacteurs avancés. Cette mesure pourrait débloquer des milliards d'investissements privés en remédiant à la pénurie de combustible qui touche le secteur.
Parallèlement, le ministère de l'Énergie (DOE) a alloué plus de 900 millions de dollars dans le cadre de lois antérieures sur les infrastructures afin de soutenir les petits réacteurs modulaires (SMR), avec des projets tels que le modèle VOYGR-12 de NuScale, destiné à alimenter des pôles industriels.
Pourquoi les géants de la technologie tels que Microsoft, Amazon, Google et Meta misent-ils gros sur l'énergie nucléaire ?
Les géants de la technologie tels que Microsoft, Google, Amazon et Meta se tournent de plus en plus vers l'énergie nucléaire pour répondre à la demande croissante en électricité de leurs centres de données, essentiels à l'intelligence artificielle (IA) et le cloud computing. La consommation énergétique de ces infrastructures [URL="https://green-it.developpez.com/actu/360365/IA-et-energie-la-consommation-d-electricite-de-Microsoft-et-de-Google-depasse-celle-de-plus-de-100-pays-tandis-que-ces-entreprises-sont-a-la-recherche-de...
La fin de cet article est réservée aux abonnés. Soutenez le Club Developpez.com en prenant un abonnement pour que nous puissions continuer à vous proposer des publications.
