IdentifiantMot de passe
Loading...
Mot de passe oublié ?Je m'inscris ! (gratuit)

Vous êtes nouveau sur Developpez.com ? Créez votre compte ou connectez-vous afin de pouvoir participer !

Vous devez avoir un compte Developpez.com et être connecté pour pouvoir participer aux discussions.

Vous n'avez pas encore de compte Developpez.com ? Créez-en un en quelques instants, c'est entièrement gratuit !

Si vous disposez déjà d'un compte et qu'il est bien activé, connectez-vous à l'aide du formulaire ci-dessous.

Identifiez-vous
Identifiant
Mot de passe
Mot de passe oublié ?
Créer un compte

L'inscription est gratuite et ne vous prendra que quelques instants !

Je m'inscris !

Les datacenters dans l'espace sont-ils une bonne ou mauvaise idée ? Une étude de l'UE conclut que c'est réalisable
Comme Microsoft avec son projet de centre de données sous-marins avant de l'abandonner

Le , par Patrick Ruiz

168PARTAGES

20  0 
Les datacenters dans l’espace sont-ils une bonne ou mauvaise idée ? Une étude de l’UE conclut que c’est réalisable
Comme Microsoft avec son projet de centre de données sous-marins avant de l’abandonner

L’idée phare derrière un centre de données dans l’espace est de « profiter de l’énergie infinie du soleil » pour les besoins en alimentation électrique. L'étude ASCEND de l'UE, d'un montant de 2,1 millions de dollars, a conclu que l’approche est techniquement, économiquement et écologiquement réalisable. L’originalité de l’approche n’est pas sans faire penser au projet de centre de données sous-marin de Microsoft débuté en 2016 et qui vient de se solder par un abandon.

L'essor de l'intelligence artificielle fait grimper en flèche la demande de centres de données pour suivre le rythme de croissance du secteur technologique. Conséquence : selon l'Agence internationale de l'énergie, la consommation mondiale totale d'électricité des centres de données pourrait atteindre plus de 1000 térawattheures en 2026, ce qui équivaut à peu près à la consommation d'électricité du Japon. Ce sont là des raisons d’être de réflexions telles que les centres de données dans l’espace.

Les installations que l'étude envisage de lancer dans l'espace devraient être en orbite à une altitude d'environ 1400 kilomètres, soit environ trois fois l'altitude de la Station spatiale internationale. ASCEND viserait à déployer 13 blocs de construction de centres de données spatiaux d'une capacité totale de 10 mégawatts en 2036, afin d'atteindre le point de départ de la commercialisation des services en nuage.

Chaque bloc de construction - d'une surface de 6300 mètres carrés - comprend une capacité pour son propre service de centre de données et est lancé à l'intérieur d'un véhicule spatial. Afin d'avoir un impact significatif sur la consommation d'énergie du secteur numérique. L'objectif du projet est de déployer 1300 blocs de construction d'ici 2050 pour atteindre 1 gigawatt.

« Le refroidissement est un problème majeur, le rayonnement en est un autre. Sans atmosphère pour absorber les radiations, celles-ci vont frapper ces serveurs beaucoup plus fréquemment que sur Terre. Le blindage est possible, mais il est également coûteux et lourd », souligne un internaute quant à ce qui concerne les raisons pour lesquelles le projet est susceptible de se solder par un échec.



L’originalité de l’approche n’est pas sans faire penser au projet de centre de données sous-marin de Microsoft qui vient de se solder par un abandon

Lancé en 2016, le projet Natick visait à déterminer si les centres de données pouvaient être installés et exploités sous l'eau. Microsoft vient d’y mettre fin, d’après des rapports qui suggèrent que l’approche de datacenter sous la mer s’avère plus coûteuse.

Pourquoi le projet Natick ? Le projet s’appuyait sur une remarque de Microsoft que le cloud computing continue de gagner en importance, représentant à la fois un catalyseur de croissance économique, mais aussi comme consommateur de ressources mondiales. Ainsi, le projet était destiné à aider à façonner une autre perspective dans la gestion du cloud pour mieux servir les utilisateurs dans les zones proches de cours d'eau. Microsoft voyait dans le déploiement en eaux profondes une solution au refroidissement, aux énergies renouvelables, mais aussi à une empreinte environnementale moindre.

Microsoft réfléchissait en sus à la possibilité de l'associer à un autre système pour pouvoir l'alimenter en électricité, par exemple une turbine ou un système générant de l'énergie marémotrice.


Il faut rappeler que les centres de données contiennent de nombreux serveurs qui génèrent beaucoup de chaleur. Lorsque la chaleur est trop forte, les serveurs plantent. Raison pour laquelle ils sont placés dans des zones où l'air conditionné fonctionne en permanence. C’est en cela que le projet Natick apparaissait comme une solution à la fois être écologique et économique dans la mesure où il n'y aurait plus à payer cette lourde facture.

Quels en sont les avantages ? Microsoft parlait d'une rapidité de mise en service (la capacité de déployer un centre de données du début à la fin en 90 jours) qui devait permettre une réponse rapide à la demande du marché, un déploiement rapide en cas de catastrophe naturelle ou d'évènements de grande envergure comme les compétitions internationales. Il faut en sus compter sur la latence (le temps mis par une donnée pour aller de la source à sa destination) : « la moitié de la population vit à moins de 200 km de l'océan. Alors, déployer des centres de données en mer accroît la proximité entre le centre de données et la population, réduisant ainsi la latence de façon considérable et fournissant une meilleure réponse ».

Source : Thalesalenia

Et vous ?

Datacenter dans l’espace : bonne ou mauvaise idée ? Quelles sont les raisons pour lesquelles vous pensez que l’approche est susceptible de se solder par un échec ? Quelles sont à contrario celles pour lesquelles vous pensez que c’est une piste à creuser à fond ?

Voir aussi :

Tous les datacenters et bureaux d'Apple dans le monde sont alimentés à 100 % en énergies renouvelables, pour lutter contre le changement climatique
Google aurait utilisé 100 % d'énergies renouvelables pour alimenter tous ses bureaux et Datacenter en 2017, d'après son premier vice-président
Les infrastructures IT pourraient être alimentées en énergie électrique issue de réacteurs de fusion nucléaire d'ici à 2033
Vous avez lu gratuitement 2 042 articles depuis plus d'un an.
Soutenez le club developpez.com en souscrivant un abonnement pour que nous puissions continuer à vous proposer des publications.

Une erreur dans cette actualité ? Signalez-nous-la !

Avatar de popo
Expert confirmé https://www.developpez.com
Le 02/02/2026 à 11:28
Citation Envoyé par Anthony Voir le message
moins coûteux et plus respectueux de l'environnement
Il passe sous silence le coût économique et énergétique de tels satellites.
Il passe sous silence l'impact environnemental de l'extraction des matières premières pour fabriquer ces satellites.

Et ça c'est sans même évoquer que ces fameux satellites, au bout de 5 ans, tombent et brûlent dans l'atmosphère, ajoutant dedans bon nombre de choses qui ne devrait pas s'y trouver.
9  0 
Avatar de JackIsJack
Membre éclairé https://www.developpez.com
Le 09/02/2026 à 6:24
C'est simple, si on vous annonce un truc extraordinaire et que ce n'est pas encore commercialisé au moment même de l'annonce, c'est que c'est du vent.

Les projets viables n'ont aucun intérêt à dévoiler leurs ambitions aux concurrents avant de naître.
9  0 
Avatar de Uther
Expert éminent sénior https://www.developpez.com
Le 19/11/2025 à 9:15
J'avoue que je suis très circonspect, il y a une infinité de problème qui font que ça parait difficilement rentable à l'échelle.

Même en supposant que l'on fasse de gros progrès en matière d'accès à l'espace, avec des vaisseau comme le Starship, ou même si on se place dans de la pure SF avec un ascenseur orbital, les lois de la physique restent immuables ; il restera toujours une énorme dépense énergétique incompressible. Le simple fait de mettre un datacenter en orbite, risque de suffire à engloutir à lui tout seuls les bénéfices.

Et ce n'est que le début des problèmes, ensuite va arriver le soucis du refroidissement. C'est déjà le premier problème des data-center sur terre, mais dans l'espace on est dans le vide, on ne peut pas compter sur un flux d'eau ou d'air pour évacuer la chaleur. Pour refroidir, on ne peut compter que sur la radiation naturelle, dont l'efficacité est anecdotique comparé aux méthode classiques.

Après il va falloir rajouter le problème de la maintenance : ça a intérêt d'être fiable et de ne nécessiter aucune évolution, parce que là encore c'est quasi impossible de faire une intervention manuelle dans l'espace.

Quand au recyclage, autant dire que tout ce qu'on y envoie est perdu.
9  1 
Avatar de smarties
Expert confirmé https://www.developpez.com
Le 01/07/2024 à 14:33
Mauvaise idée :
- avec les contraintes dans l'espace
- bonjour l'emprunte carbone pour l'envoyer dans l'espace
- niveau maintenance/logistique c'est encore moins pratique que ce que M$ a tenté avec son datacenter sous-marin

Rien de tel qu'une connexion physique pour le débit, sur terre pour l'accès physique lié à la maintenance.
Les défis, après avoir réduit les ressources des serveurs (puissance par watt, réduction des ressources non utilisées avec la mutualisation ou des techos peu gourmandes), sont d'avoir :
- un système de refroidissement efficace
- une production électrique verte
- réutiliser la chaleur produite
7  0 
Avatar de Jon Shannow
Inactif https://www.developpez.com
Le 02/12/2025 à 15:32
Citation Envoyé par DevTroglodyte Voir le message
Tu oublies le principal : la maintenance. Comment changer un cable, une puce, un serveur (physique) défectueux quand ton datacenter se balade en orbite ? Envoyer un homme et du matos en orbite ça coute super cher et ça pollue énormément.
Bon, la pollution, ils s'en foutent. Par contre, le coût peut-être un frein.

Citation Envoyé par DevTroglodyte Voir le message
Les PDG se touchent la nouille sur l'électricité que ça peut leur faire économiser, mais c'est à se demander s'ils ont déjà foutu les pieds dans un datacenter déjà existant et se sont renseigné de comment ça marche tout ça. C'est pas la première fois qu'ils nous font des annonces à la con pour orienter la politique, la recherche et le regard des gens là où ils veulent (et surtout loin de là où ils ne veulent pas qu'on regarde)
De toutes façons le problème ne se situe pas au niveau de la réalisation (tous savent que ça ne se fera pas), c'est juste d'arriver à convaincre quelques gogos pour qu'ils crachent leurs milliards. C'est ce que fait Musk avec Tesla depuis des années, et ça marche encore !
Altman le fait aussi avec son IA(G), et là aussi ça marche.
7  0 
Avatar de DevTroglodyte
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 02/12/2025 à 17:32
Citation Envoyé par Ryu2000 Voir le message
Ben t'envoies un robot qui peut faire la maintenance et se réparer lui même (comme dans Terminator).
C'est ça le but de Tesla Optimus.
Bonne idée, comme ça il grillera une fois en orbite. Et ça ne change rien au problème du cout de l'envoi en orbite. A moins que tu ne nous dises que Tesla a développé un module de téléportation qui ne marche que dans la tete de Musk quand il est défoncé ?

Il y a une histoire de "Mars Exploration Rover" qui date de 2003. (il y a déjà eu un robot dans l'espace)
Des robots ultra spécialisés à des taches moins complexes qu'entretenir un data center, et qui d'ailleurs coutent le prix d'un datacenter.
7  0 
Avatar de diamondsoftware
Membre actif https://www.developpez.com
Le 17/12/2025 à 8:13
il evite de parler du probleme de refroidissement qui est un cauchemar dans le vide... ainsi que les couts de maintenance.
l'energie solaire infini? mais on la sur terre , pas besoin d'aller dans l'espace, et a des couts bien moindre.
c'est surtout un nouveau levier pour ramener le maxi de fric de la part d'investisseurs (gogos)...
Ca ne sortira jamais
7  0 
Avatar de Uther
Expert éminent sénior https://www.developpez.com
Le 07/02/2026 à 9:04
Citation Envoyé par Ryu2000 Voir le message
Des spécialistes disent que c'est impossible, des spécialistes disent que c'est peut-être possible, un gars d'Amazon Web Service (AWS) dit que ce ne serait pas rentable, parce que ça coute trop cher d'envoyer des satellites en orbite.
Il n'y a qu'a attendre 4 ans et on aura plus d'informations sur l'intérêt réel de l'idée.
Personne de sérieux ne dit que c'est impossible mais beaucoup doutent, selon moi à raison, que ça soit rentable comparé a un data-center sur terre.
Les fabricants de véhicules spatiaux et de lanceurs comme Elon Musk vont forcement être plus optimistes, vu qu’ils ont tout à gagner que des sociétés de l'informatique investissent là dedans. Que ca s’avère rentable à l’usage ou non, ça leur assure le carnet de commande au moins en attendant le verdict.

Citation Envoyé par Ryu2000 Voir le message
Peut-être que des progrès ont été fait au niveau des panneaux solaires utilisés en orbite.
Les panneaux solaires se sont en effet améliorées ces vingt dernières années (environ x2 au niveau du rendement) mais probablement pas assez pour changer significativement la donne au vu de l’énorme surcout qu’implique le spatial
7  0 
Avatar de kain_tn
Expert éminent https://www.developpez.com
Le 08/02/2026 à 20:57
Citation Envoyé par Mathis Lucas Voir le message
Que pensez-vous du calendrier d'Elon Musk sur le lancement des centres de données spatiaux ?


Je continue?
8  1 
Avatar de Fagus
Membre expert https://www.developpez.com
Le 01/12/2025 à 17:51


C'est un peu daté, mais c'est la même logique. Comme assez peu de gens peuvent vérifier les basses contingences techniques, si on y cherche des exemples, la communication qui vient de "tout en haut" est souvent de l'enfumage.

Dans ce domaine spatial (pour éviter la vie politique française !), même les agences ne s'en privent pas (on va peut être trouver de la vie sur Mars -dans des températures extrêmes sans bouclier magnétique et sur un sol toxique- ; on va construire des habitations extra-terrestres ; on va miner l'Helium 4 lunaire -même si c'est plus simple de le fabriquer sur terre , qu'on n'a pas de centrales à fusion et que la fusion au deutérium est plus facile-)
6  0