IdentifiantMot de passe
Loading...
Mot de passe oublié ?Je m'inscris ! (gratuit)

Vous êtes nouveau sur Developpez.com ? Créez votre compte ou connectez-vous afin de pouvoir participer !

Vous devez avoir un compte Developpez.com et être connecté pour pouvoir participer aux discussions.

Vous n'avez pas encore de compte Developpez.com ? Créez-en un en quelques instants, c'est entièrement gratuit !

Si vous disposez déjà d'un compte et qu'il est bien activé, connectez-vous à l'aide du formulaire ci-dessous.

Identifiez-vous
Identifiant
Mot de passe
Mot de passe oublié ?
Créer un compte

L'inscription est gratuite et ne vous prendra que quelques instants !

Je m'inscris !

L'empreinte carbone de l'informatique mondiale est plus importante que les estimations précédentes
Il génère plus de gaz à effet de serre que l'industrie aéronautique

Le , par Bill Fassinou

81PARTAGES

7  0 
Une équipe de chercheurs de l'université de Lancaster, au Royaume-Uni, et de Small World Consulting Ltd, une société de conseil en développement durable, a estimé que l'informatique mondiale - comportant les téléphones, ordinateurs, télévisions et autres centres de données - génère entre 2,1 et 3,9 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre (GES), contre 2,5 % pour l'aviation civile. Les chercheurs estiment qu'au regard de la façon dont le monde est de plus en plus connecté, ces émissions continueront d'augmenter de manière significative si aucune mesure n'est prise.

Même si des études ont révélé au cours de ces dernières années le potentiel des TIC (Technologies de l'information et de la communication) pour réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES), le secteur est d'abord lui-même un grand émetteur de GES. Tout comme les secteurs de l'énergie, du bâtiment et des transports, il est reconnu depuis plus d'une décennie que les TIC émettent une quantité importante des GES sur le plan mondial, mais cette part aurait été mal évaluée par le passé. Les scientifiques ont précédemment estimé que la part des TIC dans les émissions de gaz à effet de serre se situait entre 1,8 et 2,8 %.



Mais les derniers résultats suggèrent que l'informatique mondiale est plus probablement responsable de 2,1 à 3,9 % des émissions de gaz à effet de serre. Lorsque les chercheurs de l'université de Lancaster ont analysé les tentatives antérieures de calcul de l'empreinte carbone des TIC, ils ont constaté que les scientifiques n'avaient pas tenu compte de l'ensemble du cycle de vie et de la chaîne d'approvisionnement des produits et des infrastructures des TIC. Cela inclut, par exemple, les émissions lors de la fabrication des produits et des équipements des TIC ; le coût du carbone associé à tous leurs composants, etc.

Il cite également l'empreinte carbone opérationnelle des entreprises qui les fabriquent ; l'énergie consommée lors de l'utilisation des équipements ; et leur élimination une fois qu'ils ont rempli leur fonction. Même si les scientifiques situent désormais la part réelle des TIC dans les émissions mondiales de gaz à effet de serre entre 2,1 et 3,9 %, ils soulignent que ces calculs comportent encore des incertitudes importantes. Et bien qu'il soit difficile de faire des comparaisons, ces chiffres suggèrent que les TIC produisent des émissions supérieures à celles du secteur de l'aviation, qui représentent environ 2 % des émissions mondiales.

En outre, l'étude met en garde contre les nouvelles tendances en matière d'informatique et de TIC, telles que le Big Data et l'IA, l'Internet des objets (IdO), ainsi que la blockchain et les cryptomonnaies, qui risquent d'entraîner une nouvelle augmentation substantielle de l'empreinte des TIC en matière de gaz à effet de serre. Dans le rapport intitulé "The real climate and transformative impact of ICT : A critique of estimates, trends and regulations" publié au début du mois par la revue Patterns, les chercheurs ont examiné deux questions centrales - la propre empreinte carbone des TIC, ainsi que l'impact des TIC sur le reste de l'économie.



En effet, il a souvent été dit, et intégré dans les calculs politiques, que les TIC et les technologies informatiques devraient entraîner une plus grande efficacité dans de nombreux autres secteurs, ce qui se traduira par une réduction des émissions nettes de gaz à effet de serre. Mais les chercheurs ne sont pas de cet avis. Ils affirment dans le rapport que les données historiques prouvent le contraire. « Au fil des ans, l'efficacité des TIC s'est accrue et leur empreinte a pris une part plus importante dans les émissions mondiales. En outre, les TIC ont permis d'améliorer considérablement l'efficacité et la productivité », ont déclaré les chercheurs.

« Cependant, les émissions mondiales de gaz à effet de serre ont augmenté inexorablement malgré tout », ont-ils ajouté. Selon eux, cela pourrait être dû en partie à ce que l'on appelle les "effets de rebond", lorsque les gains d'efficacité entraînent une augmentation de la demande. Le professeur Mike Berners-Lee Small World Consulting a déclaré : « Nous savons que les TIC jouent un rôle sans cesse croissant dans la société et qu'elles apportent des gains d'efficacité dans presque tous les domaines de l'économie mondiale. Mais leur relation avec la réduction des émissions de carbone n'est peut-être pas aussi simple que beaucoup le pensent ».

Il a déclaré que les travaux de l'équipe tentent d'apporter un peu plus de lumière sur cette question importante. Pour atteindre le zéro net d'ici à 2050 - un objectif que la planète doit atteindre pour maintenir le réchauffement climatique en dessous de 1,5°C - les chercheurs proposent les approches de solution suivantes :

  • une coordination sans précédent entre le secteur des TIC et les décideurs politiques est nécessaire pour formuler un plan permettant d'atteindre l'objectif "zéro émission nette" d'ici à 2050 ;
  • les organisations du secteur des TIC doivent se doter d'objectifs zéro nets juridiquement contraignants, qui couvrent également les émissions de leur chaîne d'approvisionnement ;
  • compte tenu des demandes concurrentes en matière de TIC, telles que les communications sur le lieu de travail, les loisirs, l'IdO, l'IA et l'extraction de bitcoins, les sociétés devront peut-être envisager de privilégier certaines utilisations des TIC par rapport à d'autres afin d'éviter une demande de données excessive ;
  • il est nécessaire de détailler clairement, secteur par secteur, les économies d'émissions que les TIC sont censées permettre, en s'appuyant sur des preuves transparentes qui incluent toutes les émissions connexes.


Les chercheurs reconnaissent que plusieurs géants mondiaux de la technologie ont fait des déclarations sur la réduction de leur empreinte climatique, mais ils affirment que nombre de ces promesses ne sont pas assez ambitieuses et que l'autorégulation du secteur pourrait ne pas suffire à entraîner les réductions d'émissions nécessaires pour atteindre le zéro net d'ici 2050. Les chercheurs affirment que l'introduction de limites mondiales pour le carbone éliminerait les préoccupations relatives aux "effets de rebond", de sorte que les gains d'efficacité liés aux TIC pourraient être réalisés sans coûts supplémentaires liés au carbone.



Ils mettent également en garde contre une dépendance excessive à l'égard des énergies renouvelables dans les calculs relatifs aux futures émissions de gaz à effet de serre des TIC, en raison de l'approvisionnement limité en produits de base essentiels, tels que l'argent, qui est nécessaire pour fabriquer des panneaux solaires. Le Dr Kelly Widdicks, coauteur de l'étude, a déclaré : « Le secteur des TIC doit faire beaucoup plus pour comprendre et atténuer son empreinte, au-delà de la transition vers les énergies renouvelables et des objectifs volontaires de réduction des émissions de carbone ».

« Nous avons besoin d'une base de données complète sur l'impact environnemental des TIC, et de mécanismes permettant de garantir une conception responsable des technologies, conforme à l'accord de Paris ». Le prochain projet de l'équipe de chercheurs, PARIS-DE, étudiera les mécanismes nécessaires pour garantir que les technologies numériques sont conçues de manière à être conformes aux objectifs de réduction des émissions de carbone définis dans l'accord de Paris sur le climat.

Source : Rapport de l'étude

Et vous ?

Quel est votre avis sur le sujet ?
Que pensez-vous des recommandations des chercheurs ?
Pensez-vous que l'on peut atteindre l'objectif "zéro émission nette" d'ici à 2050 ?

Voir aussi

Qu'est-ce que le Green-IT ? Une tentative de définition

Bill Gates estime que les espoirs d'atteindre des émissions de gaz à effet de serre nulles d'ici 2030 sont "complètement irréalistes", précisant qu'il faudra au moins 30 ans pour y parvenir

Green IT : le cloud est-il vert ? Selon IDC, il pourrait empêcher l'émission d'un milliard de tonnes de CO2 d'ici 2024, et même plus si son adoption continue

Les émissions de carbone liées à l'extraction du bitcoin en Chine atteindront 130 millions de tonnes d'ici 2024, compromettant ainsi l'action climatique du pays

Amazon annonce qu'il est devenu le plus grand acheteur d'énergie renouvelable au monde. 'entreprise estime pouvoir réduire à zéro les émissions de carbone de toutes ses activités d'ici 2040

Une erreur dans cette actualité ? Signalez-le nous !

Avatar de weed
Membre éprouvé https://www.developpez.com
Le 29/09/2021 à 9:53
A la belle époque d'internet, il fallait optimiser aux mieux les pages Internet, maintenant les pages sont codés n'importe comment avec toujours plus de surcouche afin que ce soit le plus ergonomique, le plus joli même si ce n'est pas toujours utile.

Mais avec des connexions toujours plus rapide, avec notamment la 5G avec des vitesses à couper le souffle, bien plus vite que les connexions fixes actuel, cela ne va pas arranger les choses.

Il faudrait remettre en question le tout connecté. Est ce que l'on a besoin d'avoir autant d'object connecté ?
10  1 
Avatar de sergio_is_back
Expert confirmé https://www.developpez.com
Le 26/09/2021 à 12:57
Quand on voit les dizaines de dépendances, la lourdeur certains frameworks, uniquement utilisés pour des opérations basiques, ça ne m'étonne pas...

Le pire c'est la compilation JIT, à chaque exécution sur une nouvelle exécution, on recompile, c'est une horreur...

Il faudra bien un jour se pencher sur l'efficacité énergétique des langages utilisés... Et des appareils sur lesquels on exécute les applications
6  1 
Avatar de Ryu2000
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 13/10/2021 à 14:50
Citation Envoyé par ddoumeche Voir le message
Alors que c'est juste une boite de greenwashing pour l'industrie nucléaire.
Les types sont beaucoup plus à fond dans le renouvelable que dans le nucléaire :
Le Giec plaide-t-il pour la hausse de la part du nucléaire afin d'enrayer le réchauffement global, comme le dit Arnaud Montebourg ?
Dans un rapport spécial d'octobre 2018 (en anglais), le Giec a analysé les trajectoires permettant de maintenir d'ici 2100 l'augmentation de la température globale sous la barre de +1,5 °C, et jusqu'à +2 °C. Le groupe d'experts y dessine quatre grands scénarios.

Dans ce tableau récapitulatif (à la page 30 de ce document PDF mis à jour en 2019), le premier scénario (appelé P1) est le seul qui fait l'hypothèse d'une baisse globale de la demande énergétique. "Les innovations sociales, commerciales et technologiques engendrent une réduction de la demande d'énergie jusqu'en 2050 alors que les conditions de vie s'améliorent, en particulier dans l'hémisphère Sud", explique le document pour présenter ce scénario.

Les trois autres trajectoires prévoient une hausse de la demande en énergie. Le deuxième (P2) table sur un net essor du développement durable. Il met l'accent sur la "durabilité", "la coopération internationale", "une réorientation vers des modes de consommation durables et robustes", et "des innovations technologiques à faible intensité de carbone".

Le troisième scénario (P3) projette la situation si nous continuons sur notre lancée actuelle. Le document évoque "un scénario intermédiaire selon lequel le développement sociétal comme le développement technologique suivent des schémas habituels". Enfin, le quatrième (P4) imagine un emballement de la dépendance aux énergies fossiles, un futur où "la croissance économique et la mondialisation aboutissent à l'adoption à grande échelle de modes de vie à forte intensité de GES [gaz à effet de serre]".

"Dans ces quatre archétypes, nous avons une hausse de la fourniture d'énergie par le nucléaire", confirme Roland Séférian, chercheur au Centre national de recherches météorologiques et auteur du chapitre 2 du rapport, intitulé "les voies d'atténuation compatibles avec 1,5 °C dans le contexte du développement durable". Cela va, pour le P1, d'une hausse de 150% de la production nucléaire entre 2010 et 2050 jusqu'à une multiplication par cinq (501%) pour le P3.

Mais Roland Séférian relève que, dans le même temps, la part des énergies renouvelables est aussi en très nette hausse : 833% pour le P1 d'ici 2050 par rapport à 2010, 1 327% pour le P2, 878% pour le P3 et 1 137% pour le P4.
Pour l'instant le nucléaire à le meilleur ratio : énergie produite / CO2 produit.
Si tu veux diminuer le CO2 t'es obligé d'augmenter un peu le nucléaire.
3  0 
Avatar de tanaka59
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 26/09/2021 à 16:30
Bonjour,

Quel est votre avis sur le sujet ?
On est de plus en plus dans un système ou l'on stock en masse tout et n'importe quoi ... Ce pose aussi la question de l'archivage voir même de la "destruction" de la vieille information . C'est comme les archives papiers. La place n'est pas infini a un moment il faut benner et liquider ce qui est obsolètes.

Que pensez-vous des recommandations des chercheurs ?
Plutôt d'accord sur le fait qu'il faut trouver des mécanismes pour se débarrasser des infos obsolètes.

Pensez-vous que l'on peut atteindre l'objectif "zéro émission nette" d'ici à 2050 ?
Pas du tout. Au vu de la demande exponentielle , pour des futilités comme tiktok , youtube et j'en passe.
2  0 
Avatar de Ryu2000
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 27/09/2021 à 8:27
Je pense que les Technologies de l'information et de la communication vont polluer plus dans les années à venir car avec les antennes 5G qui vont arriver partout dans les grandes villes, de nouveaux appareils connectés vont apparaitre.
Les gens vont probablement acheter plein de gadgets qui n'auront pas une grande espérance de vie.
1  0 
Avatar de escartefigue
Modérateur https://www.developpez.com
Le 12/10/2021 à 9:25
Un article consacré à Wikilibéral :
http://cafecroissant.fr/2008/le-wikiliberal/

Un article de libé sur conservapedia, dont wikileberal est une sorte de clone :
https://www.liberation.fr/ecrans/200...o-cons_960332/

Notre ami helvétique feint de ne pas connaitre le GIEC et ses travaux, curieux car wikiliberal en parle pourtant dans l'article qu'il met en lien :
https://www.wikiberal.org/wiki/R%C3%...ent_climatique

Et ça en dit long sur ce site ses rédacteurs doivent certainement considérer "Le Figaro" et "valeurs actuelles" comme des journaux crypto-communistes
2  1 
Avatar de tanaka59
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 13/10/2021 à 15:46
Bonjour,

Citation Envoyé par Ryu2000 Voir le message
Les types sont beaucoup plus à fond dans le renouvelable que dans le nucléaire :
Le Giec plaide-t-il pour la hausse de la part du nucléaire afin d'enrayer le réchauffement global, comme le dit Arnaud Montebourg ?

Pour l'instant le nucléaire à le meilleur ratio : énergie produite / CO2 produit.
Si tu veux diminuer le CO2 t'es obligé d'augmenter un peu le nucléaire.
Rendement journalier/quotidien d'un réacteur nucléaire :

1 à 2 millions d'€ de CA
30 à 40 % de rendement , autant en "auto alimentation" , le reste est perdue en chaleur

Source : un technicien EDF travaillant pour la centrale nucléaire de Graveline, à la suite de la visite des abords de la centrale
2  1 
Avatar de Ryu2000
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 29/09/2021 à 10:06
Citation Envoyé par weed Voir le message
A la belle époque d'internet, il fallait optimiser aux mieux les pages Internet, maintenant les pages sont codés n'importe comment avec toujours plus de surcouche afin que ce soit le plus ergonomique, le plus joli même si ce n'est pas toujours utile.
Je suis pas convaincu par cet argument, mais d'un côté c'est vrai que les navigateurs ont vite fait de consommer plusieurs Go de RAM, on a vite 17 onglets ouverts en parallèle.
Apparemment ce qui est le plus énergivore c'est de regarder une vidéo sur internet depuis son smartphone.

Internet ouvert
L’Arcep publie chaque année son baromètre de l’interconnexion en France à l’occasion de la publication de son rapport annuel sur l’état d’internet en France. Elle met en ligne aujourd’hui des données à fin décembre 2020 qui reflètent les usages numériques des Français lors des confinements successifs. En particulier, le trafic entrant vers les principaux fournisseurs d’accès à internet en France a augmenté de plus de 50% en un an pour atteindre 27,7 Tbit/s à fin 2020. Le trafic provenant des CDN interne au réseau des principaux fournisseurs d’accès à internet en France a lui augmenté de 82% en un an pour atteindre 7,1 Tbit/s.
La situation va s'aggraver parce que les gens vont consommer à regarder des vidéos en 4k depuis le smartphone en étant connecté en 5G.
1  1 
Avatar de DevTroglodyte
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 29/09/2021 à 10:06
Je ne sais plus où j'avais entendu ça, mais : "nos sociétés sont droguées à la technologie". Et on ne demande pas à un drogué d'être rationnel

Vu à quel point les technos sont rentables, on risque de ne ralentir les productions que quand on manquera de ressources pour les produire. Que ce soit l'énergie (pour cause de ressources fossiles épuisées/trop chères) ou de matières premières.
1  1 
Avatar de argv225
Nouveau membre du Club https://www.developpez.com
Le 30/09/2021 à 19:32
Si on ajoute l'énergie pour miner des bitcoins, cela fait beaucoup.
1  1