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La transition énergétique accélère grâce aux innovations technologiques
Selon la 22e édition du rapport annuel de Capgemini sur l'Observatoire Mondial des Marchés de l'Energie (WEMO)

Le , par Sandra Coret

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Malgré la réduction des émissions de CO2 liée à la crise de la COVID-19, l’atteinte des objectifs fixés pour faire face au changement climatique représente un défi sur le long terme. La production énergétique à partir de sources renouvelables et les technologies de stockage progressent rapidement. Cependant, en raison de la part croissante de ces énergies dans le mix énergétique et de la fermeture des sources de production programmable, la stabilité du réseau devient une préoccupation pour la sécurité d’approvisionnement. Les pressions exercées sur les grands groupes pétroliers et gaziers les incitent à diversifier leurs activités et à s’engager en faveur de la neutralité carbone.

Capgemini a publié la 22e édition de son rapport annuel sur l’Observatoire Mondial des Marchés de l’Énergie (WEMO), en partenariat avec De Pardieu Brocas Maffei, Vaasa ETT et Enerdata.

Cette édition annuelle du WEMO analyse deux périodes contrastées : 2019 a vu la poursuite des tendances antérieures en ce qui concerne la transition énergétique, les progrès accomplis en matière d’énergies renouvelables et de batteries électriques, les difficultés à respecter la trajectoire des accords de Paris sur le changement climatique ; en 2020, les profondes répercussions de la COVID-19 bouleversent l’ensemble du secteur de l’énergie et font émerger une « nouvelle normalité ».


Voici les principaux enseignements de l’édition 2020 de l’Observatoire Mondial des Marchés de l’Énergie :

1. La baisse significative de l’activité économique due à la COVID-19 conduit à la plus importante réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) depuis la Seconde Guerre mondiale. Toutefois, les objectifs à long terme liés au changement climatique restent très ambitieux.

En raison du ralentissement de la croissance économique mondiale en 2019, la croissance du PIB pour les pays du G20 affiche une baisse de 0,8 point par rapport à l’année précédente. La croissance de la demande énergétique ralentit et s’accompagne d’une hausse de la consommation de seulement 0,7%, contre 2,2% en 2018. Alors que les émissions mondiales continuent d’augmenter de 0,6% en 2019 (et atteignent leur niveau le plus élevé jamais enregistré), celles du secteur énergétique en particulier reculent de 0,4% grâce à une association de facteurs, et notamment une baisse de la consommation de charbon (souvent remplacé par le gaz), la croissance des énergies renouvelables et les améliorations en matière d’efficacité énergétique. La baisse significative de la consommation due à la COVID-19 conduit à la plus importante réduction des émissions de GES depuis la Seconde Guerre mondiale. En effet, les émissions devraient diminuer de 7% à 8% en 2020, selon les estimations, du fait des restrictions de déplacements et d’un net ralentissement industriel.

Malgré ces résultats apparemment positifs enregistrés en 2020, selon Colette Lewiner, conseillère Énergie auprès de la Direction générale de Capgemini, ces réductions sont temporaires : « Cette baisse des émissions en 2020 est liée à la période de confinement et aux restrictions qui subsistent en matière de mobilité. Les émissions augmenteront probablement à nouveau lorsque le monde se remettra de la pandémie. À titre d’exemple, il faudrait prendre une mesure de restriction similaire, chaque année pendant les 10 prochaines années, pour être sur la bonne voie en matière d’environnement, ce qui est bien entendu irréalisable et non souhaitable. Il est nécessaire d’instaurer de profonds changements pour atteindre les objectifs en matière de changement climatique. »

2. La production énergétique à partir de sources renouvelables et les technologies de stockage par batteries évoluent rapidement

Les énergies renouvelables représentent plus de la moitié des investissements mondiaux dans la production d’électricité ; cette tendance est plus marquée dans les pays développés que dans les pays émergents, lesquels continuent à construire des centrales qui fonctionnent au charbon et au gaz afin de répondre à l’accroissement rapide de la demande en électricité. Grâce à l’expansion du marché des énergies renouvelables et aux progrès technologiques, les coûts diminuent encore de plus de 10 % (énergie éolienne et solaire) en 2019 et ne cessent de baisser mois après mois. L’éolien offshore semble désormais prometteur, alors que l’acceptation des installations terrestres reste problématique.

Les coûts des batteries des véhicules électriques et de stockage stationnaire baissent à nouveau de 19 % en 2019 (pour les batteries Li-ion), et 115 projets de méga-usines sont annoncés, dont 88 en Chine. Les acteurs asiatiques (Chine, Japon et Corée du Sud) dominent ce marché.

Parallèlement, l’Europe a décidé de très importants investissements dans le développement de l’hydrogène vert comme source de décarbonation de l’industrie et de stockage de l’électricité afin de retrouver une souveraineté qu’elle a perdue dans le secteur des batteries et des panneaux solaires. En juillet 2020, la commission de l’Union européenne décide d’investir entre 180 et 470 milliards d’euros d’ici 2050 pour atteindre une part de 12 à 14 % en 2050 pour l’hydrogène vert1 dans le mix énergétique européen. Les plans de relance de l’Allemagne et la France alloueront respectivement 9 milliards d’euros et 7 milliards d’euros au développement de l’hydrogène.

3. La part croissante des énergies renouvelables dans le mix énergétique, associée à la fermeture des sources de production programmable, entraîne des risques quant à la stabilité du réseau électrique

Face à la part croissante des sources renouvelables intermittentes (énergie éolienne et solaire), l’équilibrage du réseau est plus difficile et la sécurité de l’approvisionnement pourrait être compromise. Cette situation est illustrée à la fois en Europe et aux États-Unis cette année :

-En avril 2020, pendant le confinement, les baisses de la consommation électrique enregistrées en Europe, associées à un temps ensoleillé et venteux, ont entraîné des parts élevées (jusqu’à 60 à 70 %) d’électricité renouvelable sur le réseau. L’Allemagne et le Royaume-Uni ont subi des quasi black-out, ce qui démontre que les réseaux et la réglementation ne sont pas adaptés pour faire face à la forte proportion d’énergies renouvelables prévue pour la fin de la décennie.

-À la mi-août 2020, lors d’une vague de chaleur, la Californie subit des pannes localisées dans des zones où l’alimentation électrique dépend à 33 % d’énergies renouvelables, principalement de l’énergie solaire. Cette situation constitue un défi lors des chaudes soirées estivales, lorsque l’électricité issue de la production solaire chute à zéro, mais que les besoins en climatisation demeurent. Ce problème s’intensifiera si la Californie atteint ses objectifs de 60% d’électricité renouvelable d’ici 2030, et supprime progressivement la production programmable issue des centrales à combustibles fossiles et nucléaires.

Philippe Vié, à la tête du secteur de l’Énergie et des Utilities chez Capgemini, ajoute : « Bon nombre de ressources et d’outils numériques sont arrivés à maturité et disponibles pour améliorer la prévisibilité, la fiabilité, la stabilité du réseau et, finalement, la sécurité de l’approvisionnement, et accélérer la transition énergétique. »

La stabilité du réseau requiert des actifs de production programmable, des technologies de stockage ou une flexibilité de la consommation exploitable. Le rapport WEMO identifie plusieurs moyens de perfectionner l’équilibrage du réseau lorsqu’il existe une part importante de sources renouvelables, notamment grâce à l’amélioration des prévisions de production, aux options de stockage non émettrices de carbone, surtout, aux batteries à court terme et à l’hydrogène à moyen terme. Exploiter la digitalisation, l’intelligence artificielle et l’automatisation afin de permettre une précision accrue des prévisions de la demande ainsi que la maîtrise de la demande ; et déployer le réseau intelligent à grande échelle sont également des stratégies qui visent à améliorer la gestion d’un mix énergétique distribué. L’évolution de la réglementation devrait prévoir des tarifs de consommation dynamiques s’adaptant à l’offre et des tarifs de réseaux favorisant les investissements dans les logiciels et l’Intelligence Artificielle.

4. Les plans de relance post-COVID-19 parviendront-ils à accélérer l’avènement d’une économie verte ?

Un tiers du fonds de relance européen de 750 milliards d’euros2 sera affecté aux projets de développement durable et de transition énergétique. En outre, les plans des États membres contiennent des proportions semblables pour les projets environnementaux. Selon le WEMO, ces progrès sont très encourageants. Cependant, l’exécution de ces plans sera déterminante. Le rapport recommande de renforcer la conditionnalité écologique pour l’attribution des fonds et de suivre leur utilisation.

Pour atteindre les objectifs liés au changement climatique et garantir la sécurité de l’approvisionnement énergétique, le rapport WEMO émet les recommandations suivantes:

  • Maîtriser les émissions de GES : fixer un prix significatif pour le carbone et/ou imposer des taxes sur le carbone, et notamment sur les produits importés, mieux contrôler les émissions de GES dont le méthane

  • Encourager la construction de moyens de production énergétique sans carbone (des énergies renouvelables, mais également des centrales nucléaires sûres) afin de produire de l’électricité « verte »

  • Favoriser l’électrification (notamment pour le transport routier et aérien ) permettant une décarbonisation systémique de l’économie

  • Garantir la sécurité de la gestion du réseau avec une part plus importante de sources renouvelables intermittentes grâce à la modernisation des réseaux par le biais du renforcement de la digitalisation (et au changement du calcul des tarifs pour rémunérer les investissements numériques), à la tarification dynamique pour intensifier la réaction du côté de la demande et à la modification de « l’ordre d’appel des moyens de production » pour permettre la l’écrêtement des énergies renouvelables, si nécessaire

  • Développer l’hydrogène vert

  • Veiller à ce que la proportion écologique des plans de relance devienne réalité


L’Observatoire Mondial des Marchés de l’Énergie est une publication annuelle de Capgemini qui couvre les principaux indicateurs des marchés de l’électricité et du gaz en Amérique du Nord, en Europe, en Asie (y compris en Chine et en Inde) et en Australie. Cette édition évoque pour la première fois cette année les stratégies des grands groupes pétroliers et gaziers, vers les renouvelables et la neutralité carbone. Cette 22e édition, principalement élaborée à partir de l’analyse de données publiques conjuguée à l’expertise de Capgemini dans le secteur énergétique, fait référence aux données de l’année 2019 et du premier semestre de l’année 2020 (impacts de la première vague de la pandémie). L’étude des indicateurs spécifiques, à savoir la régulation et le comportement des clients, est menée respectivement par les équipes de recherche des cabinets De Pardieu Brocas Maffei, VaasaETT et Enerdata.

Source : Capgemini

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Avatar de FatAgnus
Membre éprouvé https://www.developpez.com
Le 06/11/2020 à 14:44
Citation Envoyé par Mingolito Voir le message
Ton raisonnement n'a aucun sens, c'est théoriquement possible de les fabriquer avec des énergies vertes, c'est dans cette direction que beaucoup essayent d'aller, à juste titre, exemple : Cette centrale solaire chinoise est aussi puissante que deux réacteurs nucléaires.
C'est prétendre qu'une énergie est « verte » qui n'a pas de sens. Une énergie n'a pas de couleur, une énergie n'est ni jaune, ni rose, ni violette, ni bleue... L'énergie « propre » n'existe pas non plus, puisque utiliser de l'énergie c'est notre capacité à modifier notre environnement. Toute énergie a des avantages et des inconvénients. Si on regarde uniquement les émissions carbones, il n'est pas certain qu'une centrale solaire avec stockage émette moins de gaz à effet de serre qu'une centrale nucléaire, bien au contraire. Et comment produire tous ces panneaux solaires et ces batteries de stockage sans les énergies fossiles ? Et les déchets engendrés par toutes ces installations ? D'ici une trentaine d'années, des millions de panneaux solaires arriveront en fin de vie. En 2050, la Chine se retrouvera avec plus de 13,5 millions de tonnes de déchets issus des vieux panneaux, prédit l'Agence internationale pour les énergies renouvelables (IRENA). En ce qui concerne la Chine, en 2019 la production d'électricité était encore 69,9 % issues des énergies fossiles, dont 66,4 % rien qu'avec le charbon, donc nous sommes très très loin d'une électricité totalement décarbonée !

Citation Envoyé par Mingolito Voir le message
Toujours de la mauvaise foi, de même que l'utilisation massive des batteries dans les véhicules électrique est en train de révolutionner leur production, avec des projets de batteries faites avec des matériaux communs et plus de 10 fois plus puissante, la généralisation de l’utilisation de l’hydrogène génère de nouvelle recherches pour la produire d'une autre façon plus efficacement, il y a déjà des recherches très encourageantes sur ce sujet.
Ce n'est pas de la mauvaise foi n'est-elle pas de répondre voiture électrique alors que je parle d’hydrogène ? Cela fait des décennies qu'on parle de la voiture à hydrogène, et les solutions techniques liées à l'utilisation d'un moteur l'hydrogène à grande échelle n'ont toujours pas été trouvées. Et même si ces solutions techniques étaient trouvées, comment produire assez d'hydrogène pour remplacer tout le carburant utilisé ? En France il faudrait doubler la production électrique et multiplier par quinze le parc d'éolien, ce qui est difficilement envisageable dans les trente ans qui nous reste pour diviser nos émissions de gaz à effet de serre par trois ? Vous devriez l'article Sus à l’hydrogène ! écrit par Jean-Marc Jancovici, un spécialise de la décarbonation.

Pour les voitures électrique même si on trouve des moyens de faire des batteries dix fois plus puissantes, seront-elles déployées assez vite ? De combien devra-t-on augmenter notre production électrique pour alimenter 1,2 milliards de voitures électriques ? Donc nous devons dans le même temps remplacer 64 % de l'électricité mondiale qui est issue des énergies fossiles (en 2018) et dans le même temps augmenter (doubler ou tripler je l'ignore ?) la production électrique mondiale pour faire rouler 1,2 milliards de voitures électriques. Vous avez fait vos calculs ? On est bon alors pour 2030 ?

Citation Envoyé par Mingolito Voir le message
Bien sur que oui, et c’est déjà en place à plusieurs endroits, par exemple Australie avec solaire + méga batterie ou certaines îles avec éolien + stockage hydrologique, et en projet dans de très nombreux pays, exemple : 100% RENEWABLE ENERGY in Costa Rica. Un rapport montre clairement que si l'humanité s'en donnait la peine c'est parfaitement possible techniquement parlant, et même économiquement, de cesser les émissions à effet de serre.
Déjà prétendre qu'une énergie est 100 % est juste du greenwashing. Car si le vent et le soleil sont renouvelables, les éoliennes, les panneaux solaires et les solutions de stockage ne sont pas renouvelables. Et quand il faudra produire des panneaux solaires et des éoliennes, sans les énergies fossiles, juste avec d'autres panneaux solaires et des éoliennes, on en reparlera.... S'il existe bien des centrales solaires et d'éoliennes, dans les chiffres les énergies fossiles représentaient de 83,8 % de la production d'énergie mondiale contre 3,3 % pour l'éolien et le solaire en 2019 . Donc ce n'est pas demain la veille qu'on va remplacer ces 83,8 % des énergies fossiles par du solaire et de l'éolien, car il y a des limitations physiques. Par exemple, le volume de 1 000 m3 de vent qui souffle à 80 km2 et qui passe dans les pales d'une éolienne produit l'énergie fournie par la combustion de 3 millilitres de pétrole. Est-ce que c'est plus simple d'avoir 3 millilitres d'une énergie qu'on peut utiliser quand on veut ou d'avoir 1 000 m3 d'énergie extrêmement diffuse qui arrive quand elle en envie ?

Citation Envoyé par Mingolito Voir le message
La France avec son énorme surface terrestre et sa colossale surface maritime plus un énorme potentiel hydraulique n'aurait aucun mal à produire une énergie verte en combinant éolien, solaire, stockage hydraulique, et en option avec un peu de nucléaire.
Le potentiel de l'hydraulique est déjà saturé en France. Comme dit plus haut l'énergie « verte » n'existe pas, sauf dans la bouche des gens qui font du greenwashing. L'éolien et le solaire en France sont une connerie monumentale que seul un homme politique peut faire, puisque notre production électrique est déjà décarbonée. Donc mettre des milliards d'euros dans les éoliennes en France ne fait rien pour le climat, alors qu'on pourrait utiliser cet argent dans des choses bien plus utiles, comme la rénovation des bâtiments ou la subvention de pompes à chaleurs pour remplacer les chaudières au fuel, qui aurait un vrai impact sur nos émissions de gaz à effet de serre.

Citation Envoyé par Mingolito Voir le message
Si et de nombreuses études le prouvent clairement.
Des études faites par des économistes, mais pas des études faites par des ingénieurs. Comme l'écrit Philippe Bihouix au sujet des panneaux solaires : « Certes un quadrilatère de quelques dizaines ou centaines de kilomètres de côté pourrait fournir toute l'électricité mondiale [attention toute l'électricité, pas toute l'énergie mondiale]. Cependant les calculs de coin de table ne veulent rien dire. Pour produire les 22 000 TWh de la consommation électrique mondiale (en 2011), il faudrait installer l'équivalent de cinq cent années de production actuelle de panneaux solaires ! Sans oublier qu'au bout de quarante ans ou plus il faudrait tout recommencer, étant donnée la durée de vie des panneaux photovoltaïques. Et qui passerait le balai à chaque tempête de sable sur les dizaines de milliers de kilomètres carrés de panneaux ? ».

Citation Envoyé par Mingolito Voir le message
Je le réécris, car vous n'avez pas compris que si le prix de l'éolien et du solaire baissent, c'est que la fabrication profitent de la mondialisation et des énergies fossiles. Le pétrole pour extraire les minerais, le charbon pour faire la sidérurgie, le pétrole pour transporter les éoliennes fabriquées en Chine en France, et la gaz pour faire le béton dans lequel on va planter le mat de l'éolienne. Le jour où nous devrons fabriquer des éoliennes ou des panneaux solaires en France, sans énergie fossile avec juste d'autres énergies renouvelables, avec les minerais que nous n'avons pas (acier, aluminium...). Je doute fortement que le prix restera toujours aussi attractif.
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Avatar de Mingolito
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 05/11/2020 à 23:21
Citation Envoyé par FatAgnus Voir le message
Les coûts de l'énergie éolienne et solaire baissent, car les panneaux solaires et les éoliennes profitent d'une économie mondialisée dopée au pétrole et au charbon. Si les pays émergents continuent à construire des centrales qui fonctionnent au charbon, c'est pour justement construire plus rapidement des éoliennes et du solaire bon marché. Le jour où nous devrons fabriquer des éoliennes et des panneaux solaires sans énergies fossiles, leur coût explosera.
Ton raisonnement n'a aucun sens, c'est théoriquement possible de les fabriquer avec des énergies vertes, c'est dans cette direction que beaucoup essayent d'aller, à juste titre, exemple : Cette centrale solaire chinoise est aussi puissante que deux réacteurs nucléaires.

Citation Envoyé par FatAgnus Voir le message
Sauf que l’hydrogène décarbonné vert devra (car ce n'est pas le cas aujourd'hui) être produit avec des panneaux solaires et des éoliennes fabriqués en Asie. Où est la souveraineté dans cette histoire ? Aujourd'hui la majorité de l'hydrogène produit produit avec du gaz, ce qui provoque plus d'émissions de gaz à effet de serre que le secteur aérien.
Toujours de la mauvaise foi, de même que l'utilisation massive des batteries dans les véhicules électrique est en train de révolutionner leur production, avec des projets de batteries faites avec des matériaux communs et plus de 10 fois plus puissante, la généralisation de l’utilisation de l’hydrogène génère de nouvelle recherches pour la produire d'une autre façon plus efficacement, il y a déjà des recherches très encourageantes sur ce sujet.

Citation Envoyé par FatAgnus Voir le message
Ce qui démontre surtout qu'on compare des choux et des carottes. Des énergies intermittentes comme l'éolien et le solaire ne pourront jamais remplacer des énergies disponibles à la demande comme le nucléaire, le gaz ou le charbon.
Bien sur que oui, et c’est déjà en place à plusieurs endroits, par exemple Australie avec solaire + méga batterie ou certaines îles avec éolien + stockage hydrologique, et en projet dans de très nombreux pays, exemple : 100% RENEWABLE ENERGY in Costa Rica. Un rapport montre clairement que si l'humanité s'en donnait la peine c'est parfaitement possible techniquement parlant, et même économiquement, de cesser les émissions à effet de serre.

Citation Envoyé par FatAgnus Voir le message
La France ayant déjà une électricité décarbonnée, remplacer du nucléaire par de l'éolien ne fait rien pour le climat.
La France avec son énorme surface terrestre et sa colossale surface maritime plus un énorme potentiel hydraulique n'aurait aucun mal à produire une énergie verte en combinant éolien, solaire, stockage hydraulique, et en option avec un peu de nucléaire.

Citation Envoyé par FatAgnus Voir le message
Plus de 80 % de la production d'énergie mondiale est issue des énergies fossiles. Nous n'arriverons jamais à remplacer ces 80 % par du solaire, de l'éolien et du nucléaire.
Si et de nombreuses études le prouvent clairement.



Why green energy finally makes economic sense
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Avatar de DevTroglodyte
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 12/11/2020 à 17:33
Citation Envoyé par ddoumeche Voir le message
ITER n'a pas d'échangeur de chaleur, et va coûter 20 milliards au lieu des 4 estimés, tout cela pour une expérience de 2 minutes.
Ha non, le but d'ITER, c'est de réussir à produire un plama stable avec un rendement de 1. Que le plasma s'auto entretienne, quoi. Le plasma de 2 minutes, ça a été atteint il y a 1 ou 2 mois par un labo chinois.

Or les 20kg de tritium nécessaires pour faire fonctionner un réacteur de 1000MW pendant un an représentent une radioactivité de 7.4x1010 becquerels, soit 1 milliard de fois la radioactivité naturelle. On est dans le même ordre de grandeur que les REP classiques, et le tritium comme l'hydrogène s'insinuant partout, on devra reconstruire régulièrement l'enceinte. D'où un volume de déchets à longue vie tout aussi important.
Sinon, on met un revêtement en lithium dans le tokamak, et les neutrons perdus en font du tritium qui permettrait d'autoalimenter le plasma en tritium. Mais là encore, il ne s'agit que de projections, vu qu'on n'est pas capable de tenir la réaction plus d'une poignée de minutes.

Alors un réacteur à fusion qui nous fournit de l'électricité, c'est pas demain la veille. Si on en est capables, au passage...
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Avatar de FatAgnus
Membre éprouvé https://www.developpez.com
Le 21/11/2020 à 21:53
Citation Envoyé par ddoumeche Voir le message
Tu l'as déjà dit plusieurs fois et je vais te faire la même réponse qu'avant, cette brutalité est imaginaire et on n'a observé aucune accélération de la montée des eaux ou de quoique ce soit.
Oui je le réécris, car tes facultés de compréhension sont quelque peu altérées. Pour preuve, ce réchauffement n'a rien d'imaginaire, puisque que ce réchauffement a déjà eu lieu il y a dix mille ans. La brutalité résiderait (car tu n'as manifestement pas compris que ce n'était pars arrivé, puisque tu cherches des signes de montée des eaux ou autres) dans un réchauffement similaire de 5° C en cent fois moins de temps.
Citation Envoyé par ddoumeche Voir le message
Cette théorie est uniquement basée sur le calcul et des modèles informatiques, comme le modèle World 2 de ce cher Meadows pour son bouquin les limites de la croissance, et le modèle bien connu désormais du Covid de Neil Ferguson.
Mais avec un modèle numérique, je peux envoyer des hommes sur la lune comme Jules Vernes.
A ce propos, j'ai écouté une conférence d'effondristes sur le rapport Meadows qui était fort intéressante. On y apprend que quelque soit les inputs envisagés, le fameux modèle prévoit un effondrement, autrement dit il se valide lui même. C'est une nouvelle religion, on a même évoqué l'idée d'un gouvernement mondial. Voila un monsieur qui a eu un impact politique considérable.
Je n'ai malheureusement pas vraiment compris ton commentaire, dommage que tes facultés d’expression soient aussi basses que tes facultés de compréhension. Si je comprends bien, tu es totalement hors-sujet, puisque tu compares des simulations informatiques datant des années 1970 sur des données non climatiques à des des simulations climatiques faites aujourd'hui... Comme beaucoup tu excelles dans l'art de comparer des choux et des carottes. Si j'interprète bien tes bouts de phrases, dans un deuxième temps, tu avances que dans les simulations du Rapport Meadows quelques soit les données entrées on arrive à l'effondrement. Serait-ce une tentative de sophisme de ta part ? On ne le saura jamais, la conclusion restera perdue dans les limbes insondables de ton cerveau. On remarquera ton attachement à la religion qui revient encore ici. « C'est une nouvelle religion » de quoi parle-ton ? Dieu seul le sait. (Normal puisque c'est une religion.)
Citation Envoyé par ddoumeche Voir le message
Si si, je l'étudie depuis 4 ans maintenant mais pas à titre académique certes. J'ai écouté des dizaines de conférenciers de pointe, météorologues, climatologues, partisans ou non de la théorie anthropique du changement climatique.
Le fait que tu ai écouté des dizaines de conférence en quatre ans, ne veut pas dire que tu ai compris ces conférences. Je rappelle, au passage, que malgré avoir écouté toute les vidéos de Jean-Marc Jancovici, tu n'as toujours pas assimilé un concept aussi simple de la non élasticité prix volume du pétrole. Donc j'ai des doutes pour les sujets plus compliqués.
Citation Envoyé par ddoumeche Voir le message
Le réveilleur est un petit youtuber parlant du climat depuis son salon parisien, de la disparition des coraux qu'il n'a jamais vu et qui sont toujours là aux dires des centaines de plongeurs faisant du tourisme en Australie, et de l’acidification des océans qui fera disparaître les mollusques et le phytoplancton. Ce qui est la plus vaste blague de la collection : la région la plus poissonneuse du monde est celle ayant le plus bas pH, à 7.7 soit plus bas que dans le pire scénario du Giec. Il s'agit de la région du Courant de Humboldt qui fournit 20% de la pèche mondiale.
Il semble bien que, comme pour les plantes, la vie marine soit favorisée dans un milieu à fort teneur en CO2 car n'oublions pas qu'elle a prospéré au précambrien quand ce taux était 10 fois plus élevé. Et si les océans étaient alors supposément plus acides, comment se fait-il que l'on retrouve des millions de fossiles dans le calcaire ? et de belle taille.
Le réveilleur se permet de donner des leçons à des professeurs au collège de France, il a le melon qui ne passe plus les portes, comme Mendax de la Tronche en biais.
Le réveilleur est chaperonné par le directeur du Laboratoire des sciences du climat et de l'environnement qui est lui même financé par ... le commissariat à l'énergie atomique. On a eu des soupçons il a commencé à en parler, mais il ne s'en cache même plus, au vu de sa récente et impressionnante collection de vidéos sur le sujet. Faire un doctorat en environnement pour finir VRP du nucléaire, quelle triste destinée.
C'est toujours avec plaisir qu'on lit tes commentaires, car on y sent la bonne odeur de dénigrement habituelle qui est ta marque de fabrique. Je me posais la question de savoir si tu disposais d'une autre méthode que le dénigrement systématique, parsemé d'accusations gratuites et non sourcées ? Me voilà rassuré, tu innoves un peu dans ce commentaire, en ajoutant à tes dénigrements habituels un petit soupçon de théorie du complot. Si je comprends le Réveilleur serait indirectement un produit du lobby nucléaire français. Magnifique. Cela dit le jour où tu arriveras à fournir un travail de qualité et aussi sourcé que le Réveilleur, tu auras fait un saut énorme dans l'évolution, un peu du même niveau que de l'australopithèque à l'homo sapiens.

Citation Envoyé par ddoumeche Voir le message
C'est dans le rapport pdf de 661 pages publié par l'AIE, le bouton download t'y donnera accès mais si tu n'y arrives pas, voila un lien direct : https://webstore.iea.org/download/direct/2375Mais quand on est pas doué, on prétend que les gens sont des menteurs.
Tu n'es malheureusement pas un menteur, tu crois juste que la vérité est une opinion comme une autre. J'ai réussi à télécharger le rapport et effectivement ton graphique y figure bien. Cependant, je pense qu'effectivement il s'agit de simulations qui ne remettent pas en cause le pic de production de pétrole conventionnel qui a eu lieu en 2008 ni un possible déclin de la production mondiale de pétole en questionnant si l’investissement dans l'approvisionnement en combustibles fossiles est-il en décalage avec les tendances de consommation ? « The risk of a supply crunch looms largest in oil. The average level of new conventional crude oil project approvals over the last three years is only half the amount necessary to balance the market out to 2025, given the demand outlook in the New Policies Scenario. US tight oil is unlikely to pick up the slack on its own. Our projections already incorporate a doubling in US tight oil from today to 2025, but it would need to more than triple in order to offset a continued absence of new conventional projects. ». Page 28. Mais il serait plus intéressant de lire le nouveau « World Energy Outlook 2020 ».

Citation Envoyé par ddoumeche Voir le message
Jancovici n'est ni un spécialiste du climat () ni de l'énergie, et personne ne le connait en dehors de son petit sénacle d'afficionados.
Si Jean-Marc Jancovici n'est pas un spécialiste du climat et de l'énergie et que personne ne le connaît, tu m'expliqueras :
  • pourquoi certaines sociétés du privée payent sa société Carbone 4 ?
  • pourquoi il est invité dans des sociétés ou des universités pour faire des conférences ?
  • pourquoi il est appelé comme consultant à l'Assemblé nationale ?
  • pourquoi il donne des cours à l'École nationale supérieure des mines de Paris ?
  • pourquoi a-t-il été choisi pour rejoindre le Haut Conseil pour le climat par le Premier ministre ?
  • pourquoi est-il invité comme expert du climat à la radio ou la télévision par des journalistes ?

Deux solutions, soit les patrons des sociétés (comme Total, PSA, Schneider Electric, Lagardère...), les présidents des Universités, les députés, les ministres, les journalistes... sont tous des crétins patentés et toi ddoumeche développeur Visual Basic et Java tu es la seule personne intelligente qui a su percer la vérité et voir l'imposture que représentait Jean-Marc Jancovici... Soit c'est l'inverse !
Citation Envoyé par ddoumeche Voir le message
C'est un bête lobbyste de l'énergie nucléaire utilisant l'idéologie de l'effondrement pour vendre son jouet à l'assemblée nationale, en prétendant que cela ne coûtera pas un rond. Un ingénieur civil calculant le coûts d'investissement d'un nouveau parc nucléaire en le comparant aux autres énergies, mais sans même tenir compte du démantèlement, quel sérieux ! Et c'est dans son blog.
Vu que tu as vu toutes les vidéos de Jean-Marc Jancovici, mais que que tu les as pas comprises, je te rappelle que Jean-Marc Jancovici est intéressé par le nucléaire juste pour tuer le charbon. Faire du nucléaire pour le plaisir de faire du nucléaire ne l'intéresse pas. Développer l'éolien et le solaire et arrêter le nucléaire ne l'intéresse pas non plus, car cela n'a aucun effet sur les émissions de gaz à effet de serre en France. Dans quel article Jean-Marc Jancovici compare le nucléaire à l'éolien sans tenir compte du démantèlement ? Pas de lien, pas de référence, une ddoumeche intox de plus  ?
Citation Envoyé par ddoumeche Voir le message
Et donc il a des bons mots, il fait rire son auditoire, c'est un bon show man. Mais son seul fait d'arme est un rapport à l'ADEME sur le carbone.
Effectivement, Jean-Marc Jancovici est un très bon orateur qui sait intéresser son public à un sujet complexe et grave, c'est sa force. Mais bon au final on n'a pas vraiment envie d'en rire. Le bilan ADEME des versions 1 à 6 écrit principalement par Jean-Marc Jancovici, écrits de 2000 à 2010, date à laquelle il n'était pas connu. Depuis Jean-Marc Jancovici a fait énormément de choses, dont une société, ONG, des conférences, écrits des livres... Mais bon, tu refuses de voir ces choses, on ne peut pas forcer un aveugle à voir.
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Avatar de Mat.M
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Le 21/11/2020 à 22:47
Citation Envoyé par FatAgnus Voir le message
Si Jean-Marc Jancovici n'est pas un spécialiste du climat et de l'énergie et que personne ne le connaît, tu m'expliqueras
bonsoir la raison est très simple c'est parce que tous les gens qui défendent l'écologie et son idéologie représentent une véritable aubaine pour l'équipe gouvernementale en place.
Je m'explique: les partis écologistes expliquent sans cesse qu'il faut privilégier les sources de production énergétiques alternatives comme l'éolien et abandonner le nucléaire par exemple.
Ainsi cela influence l'esprit des électeurs et du reste de la population.

En quoi c'est une aubaine pour le gouvernement ?
Parce que le gouvernement français n'aura pas besoin de refinancer un programme extrêmement coûteux de réfection/mise-à-niveau du parc nucléaire actuel avec la transition énergétique.
Disons que ça coûte vraiment moins cher le développement des parcs éoliens.
Combien coûte une poignée d'éoliennes combien coûte une centrale nucléaire ? Non seulement à construire mais aussi sans compter les dépenses élevées d'exploitation d'une centrale nucléaire éventuellement financées par l’État ?

J'ai la certitude que sans la fermeture de la centrale de Fesseinheim ,ça aurait coûté une ruine pour Engie et donc l’État pour effectuer une remise à niveau de cette centrale et non pour satisfaire les écolos.
Donc concernant la transition écologique c'est une véritable tartufferie...
par exemple la maire de Paris fait planter des arbres en centre-ville.
Mais planter des arbres en ville ça coûte quasiment rien au lieu de financer des gros projets culturels comme il y a eu dans le passé , vous me suivez ?

Le gros avantage du vélo c'est que y'a pas besoin de refaire la voirie des villes parce qu'un vélo n'abîme pas les chaussées.
L'année dernière bref en 2019 j'avais entendu à la radio qu'il fallait trouver 25 milliards d'euros pour refaire les ponts, les chaussées...
Bref y'a long à dire là-dessus
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Avatar de SimonDecoline
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Le 23/11/2020 à 19:59
Citation Envoyé par ddoumeche Voir le message


Qu'un laboratoire du climat soit subventionné par l'industrie nucléaire pose question, pourquoi pas par Esso tant qu'on y est.
Le CEA, ce n'est pas vraiment "l'industrie nucléaire"... Sinon autant dire que le forum dvp c'est "les gafa".

"Le Commissariat à l'énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA) est un organisme divers d'administration centrale (ODAC) de recherche scientifique français dans les domaines de l’énergie, de la défense, des technologies de l'information et de la communication, des sciences de la matière, des sciences de la vie et de la santé" (https://fr.wikipedia.org/wiki/Commis...s_alternatives)

Citation Envoyé par ddoumeche Voir le message
dire aux experts de l'AIE qu'ils se trompent et que la production de pétrole conventionnelle ne dépassera jamais celle de 2008
L'AIE est notoirement critiqué pour produire des rapports plus politiques que scientifiques, minimiser le problème de la production de pétrole, utiliser des modèles climatiques obsolètes, etc. (https://en.wikipedia.org/wiki/Intern...ency#Criticism).
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Avatar de ddoumeche
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Le 12/11/2020 à 9:53
Pour commencer & si je puis me permettre, les réponses en un seul bloc sont plus lisibles que des phrases coupées et sorties de leur contexte, qui en deviennent sans queue ni tête pour les deux lecteurs.

Comme tu le dis si bien, on ne sait pas si le réchauffement par rapport à 1850 sera de 2°c ou de 4°c, ou sera mille fois pire, ou un million de fois ::. On est dans l'incertitude, avec une température moyenne en 1850 estimée au pifomètre (il n'y avait aucune station météo dans l'hémisphère sud à l'époque), tout comme celles de 2100 avec une marge d'erreur encore plus grande.
Peut-être même aurons-nous un petit 2.5°c comme la tendance centenaire observée depuis 1800, nous verrons bien dans 30 ans.

Aussi quand on ne sait rien, le principe de précaution suggère de ne pas céder à la panique, d'autant qu'il n'y a pas lieu de paniquer nous dit Michael Shellenberger.

On notera également que le réchauffement climatique et la hausse naturelle et non naturelle du taux de dioxyde carbonique atmosphérique ont surtout contribué à l'augmentation des rendement agricoles depuis 50 ans et à une explosion de la population humaine.
Certes il y a des sécheresses mais ce n'est pas nouveau bien au contraire. Et si la Provence ou la Californie deviennent trop chaudes à cause de l'urbanisation à outrance, les emmerdeurs iront s'installer ailleurs et les autochtones planteront des arbres. Somme toute, ce que l'homme a toujours fait depuis qu'il a deux pieds et deux bras.

Admettons que les chiffres de la brochure éditée par ton Haut Conseil (encore un Haut Conseil du Bidule) soient exacts, ils indiquent que ces objectifs de 3%/an sont inatteignables, car 17% en 30 ans font 50% en 1 siècle, si tant est que l'on puisse tenir la tendance. Donc intenables à moins de paupériser le pays de force et éborgner mille fois ou un million de fois plus de gilet jaunes comme le faisait monsieur Ceaucescu, précurseur de l'écologie contemporaine.
Et ce dans un des pays qui émet le moins de CO2 dans le monde. Où est la vertu la dedans ? je me pose la question.

De même, ton Haut Conseil dit que les émissions de GES ont baissé de 9%, fort bien mais il ne parle que des émissions humaines, ce qui ne se voit même pas dans les émissions mondiales ou et taux de CO2 qui reste à 0.04%.

Or c'est là l'important, il n'y aura aucune décroissance mondiale, les PVD vont continuer à se développer et le green business va simplement prendre une petite part du gâteau dans les pays riches car c'est une énergie de riche, qui brasse du vent. On mettra simplement quelques éoliennes en plus et en conséquence beaucoup de centrales thermiques : 4 centrales à charbon réouvertes récemment en France car 40% des réacteurs sont à l'arrêt, comme quoi on peut très bien sortir du nucléaire.

Tout comme le fait la mondialisation en délocalisant en Chine, et l'innovation technique avec l'internet des gadgets. Si on passe demain à la voitures électrique c'est à dire à un parc à 5% Telsa et Nissan leaf en 2030 en étant optimiste, les émissions de GES seront identiques.
Et dommage pour la clio consomme autant, alors qu'en prenant une citroën ou une Nissan récente, tu aurais été surpris. Certes ce n'est pas le même prix, peut-être que le gouvernement devrait inciter les français à acheter des voitures économiques neuves.

Tu en conclus par ce paragraphe étonnant :

Citation Envoyé par FatAgnus Voir le message
L'énergie ne s'invente pas, nous pouvons juste extraire l'énergie de notre environnement où elle se trouve déjà. Même si nous découvrions une nouvelle source d'énergie, le temps de déploiement de cette nouvelle énergie serait trop long pour que cela ait un impact sur notre objectif de diviser par trois nos émissions en trente ans.
Là c'est admettre qu'on ne divisera pas nos émissions par trois. Et ce n'est pas une question de raisonnement mais de réalité des principes physiques et économiques.
En fait, tu me fais penser au dernier documentaire de Michael Moore réalisant douloureusement (?) que ses doux rêves d'énergies verte et progressiste ne sont pas plus verts qu'un bon baril de pétrole brut.
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Avatar de DevTroglodyte
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Le 12/11/2020 à 10:31
Citation Envoyé par Ryu2000 Voir le message
Si un jour les centrales à fusion deviennent une réalité, on pourra produire de l'hydrogène en masse.
Faudrait déjà réussir à tenir un plasma d'hydrogène plus de 2 minutes, puis sortir un rendement d'énergie de plus de 1 (énergie produite par rapport à l'énergie utilisée pour chauffer le plasma). C'est pas demain la veille. Je ne suis même pas certain qu'on le verra de notre vivant...
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Avatar de ddoumeche
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Le 12/11/2020 à 14:11
Citation Envoyé par Ryu2000 Voir le message
Si le niveau de vie des peuples des pays riches s'effondre brutalement, les émissions de gaz à effet de serre d'origine humaine chuteraient peut-être assez.

Mais effectivement il est impossible d'être si nombreux avec un niveau de vie aussi élevé et de diminuer les émissions de gaz à effet de serre en parallèle.
Voila. Mais le niveau de vie des occidentaux ne peut chuter qu'après une guerre thermonucléaire limitée, une invasion d'extraterrestre ou de criquets, un embargo pétrolier durable par l'Opec+la Russie, une vrai pandémie mondiale, ou l'arrivée au pouvoir d'Alexandria Ocasio-Cortez. Certes on ne peut rien prévoir car l'Histoire est une grosse vache retorse qui nous la met souvent à l'envers, demandez aux Romanovs.

Mais il n'y aura pas de décroissance économique, autre nom pour la récession, car cela veut dire beaucoup de troubles, de chômeurs qui vont rendre l'âme précocement et de mécontents. Et surtout pas de décroissance de 80 ans

Citation Envoyé par Ryu2000 Voir le message
puisque le pétrole se raréfie et il finira par couter cher. (on si dirige probablement vers de la fusion nucléaire et de l'hydrogène)
La pétrole ne disparaîtra pas de notre vivant et s'il venait à manquer, on le fabriquera industriellement à partir du charbon comme dans les usines allemandes de la guerre. Le pétrole synthétique fournissait même 90% des besoins de la Luftwaffe. Ici, les restes de l'usine de Politz en Pologne rasée par les alliés en 1945 par un raid de 250 bombardiers. On ne rigolait pas avec les émissions de gaz à effet de serre à l'époque.



L'Afrique du Sud a utilisé ce procédé, la Chine le fait, l'US Air Force le fait. Car c'est infiniment moins onéreux que de convertir tout un parc automobile en électrique.

Non, le seuls problèmes écologique fondamentaux sont la sauvegarde des espèces animales, la lutte contre la pollution agricole qui se déverse en mer, la mise aux norme des centrales à charbon ou le remplacement par des centrales à gaz

Citation Envoyé par DevTroglodyte Voir le message
Faudrait déjà réussir à tenir un plasma d'hydrogène plus de 2 minutes, puis sortir un rendement d'énergie de plus de 1 (énergie produite par rapport à l'énergie utilisée pour chauffer le plasma). C'est pas demain la veille. Je ne suis même pas certain qu'on le verra de notre vivant...
ITER n'a pas d'échangeur de chaleur, et va coûter 20 milliards au lieu des 4 estimés, tout cela pour une expérience de 2 minutes. Si l'expérience marche, l'énergie sera dans ce plasma et personne ne sait la récupérer. Et si d'aventure on savait, on envisagerait peut-être un jour de produire industriellement de l’électricité a partir de deutérium et de tritium, un isotope très rare de masse 3 de l'hydrogène (seulement 40kg sur terre) mais que l'on peut fabriquer.

Or les 20kg de tritium nécessaires pour faire fonctionner un réacteur de 1000MW pendant un an représentent une radioactivité de 7.4x1010 7.4x1018 becquerels, soit 1 milliard de fois la radioactivité naturelle. On est dans le même ordre de grandeur que les REP classiques, et le tritium comme l'hydrogène s'insinuant partout, on devra reconstruire régulièrement l'enceinte. D'où un volume de déchets à longue vie tout aussi important.

Aussi on comprend pourquoi les américains se sont retirés du projet il y a 10 ans.
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Le 16/11/2020 à 13:13
Citation Envoyé par tireb91913 Voir le message
Non JMJ dit que le prix ne veut rien dire, tu trouveras un article sur ce sujet sur son site.
Le prix est un bon indicateur de la demande et de l'offre, et dicte les investissements qui vont à une augmentation ou non de la production avec un delta de 10 ans.

Citation Envoyé par FatAgnus Voir le message
Aucune prévision du GIEC ne donne des estimations à 500 °c et plus. Je dis juste que l'expérience étant inédite, le GIEC ne pas pas tout prévoir donc est-ce qu'un réchauffement de 4° C est dix fois pire ou mille fois pire qu'un réchauffement à 4° C ? Si ta température corporelle monte à 39° C tu es malade trois jours, si ta température corporelle monte à à 41° C, ce n'est pas deux fois pire, tu es mort.
Donc voila tu n'en sais rien, et tant qu'a y aller franco en partant sur un million, part aussi sur 500°c.

Citation Envoyé par FatAgnus Voir le message
Il existe un consensus scientifique sur le changement climatique et un Groupe d’Experts Intergouvernemental sur l’Évolution du Climat, le GIEC qui examine et synthétise ce qui s’est publié dans la littérature scientifique sur la question de l’influence de l’homme sur le climat. Tout ce qui fait l’objet d’un consensus dans les rapports du GIEC peut être tenu pour une certitude. Le GIEC donne des estimations précises avec différents scénarios, qui est disponible sous une forme résumée dans le document « Résumé à l’intention des décideurs ». Comparer les travaux du GIEC à de l'astrologie est juste de l'intox.

Donner des documents sans aucune référence n'a malheureusement aucune valeur.
Personne ne dit que que le climat ne change pas (quoique selon Mann il n'a jamais changé, quelle drôle d'idée), et une majorité de personne pensent que l'homme pourrait avoir un impact. C'est sur ces deux points qu'est le consensus.

Le reste c'est de la politique et le Giec fait de la politique en s'occupant de l'influence de l'homme sur le climat. Giec que tu cites quand cela t'arrange tout en étant un million de fois plus catastrophiste. Ses prévisions sont de l'astrologie basés sur des modèles numériques sans la moindre valeur ajoutée, comme le montre la figure précédente : marge d'erreur de 2°c à 30 ans.

Et vu que visiblement tu l'ignores, cette figure très connue est extraite du rapport AR5 du GIEC. Donc ne me fait pas le procès de ne pas avoir précisé la référence, toi qui ne cites jamais tes sources.

Citation Envoyé par FatAgnus Voir le message
Limiter le changement climatique à la monté des eaux démontre une méconnaissance totale du sujet
Le changement climatique c'est aussi : blah .. blah
Quelle hypocrisie stupéfiante, c'est toi le premier qui a parlé de la montée des eaux, et qui change de sujet quand j'ai ridiculisé tes affirmations fantaisistes selon lesquelles on observerait une croissance exponentielle de celles-ci. Et tu prétend te réclamer de la science.
Ta longue liste de catastrophes ayant été déjà longuement discutés dans ces fils, je n'y reviendrais pas car elles tiennent du discours de la fin du monde.

Citation Envoyé par FatAgnus Voir le message
C'est évidemment très difficile de faire un inventaire précis de ce qui va arriver aux sociétés humaines
Comme si les sociétés humaines n'étaient pas en équilibre précaire depuis la fondation de Babylone et soumises aux aléas des coups de chauds et de froid, des ilôts de chaleur urbains et des pandémies envoyées par mère nature

Citation Envoyé par FatAgnus Voir le message
Les scientifiques composant le GIEC sont connus, leurs noms sont connus pour tout ceux qui savent utiliser un moteur de recherche, pour la France il existe par exemple Valérie Masson-Delmotte. Quels sont ces scientifiques qui auraient tentés un procès au GIEC ? Sans références ton commentaire est juste une infox de plus. Le processus d’expertise du GIEC est ouvert à tout scientifique désirant faire des remarques, et qu’il est précisément prévu pour que la contradiction soit gérée entre personnes qui ont les moyens de comprendre de quoi il retourne.
Espérons que cette brave dame garde les pieds sur terre et ne se gausse pas bientôt d'avoir eu le prix nobel, comme et Jean Jouzel et Michael Mann, nouveau conseiller scientifique d'oncle Joe (spoiler alert : ils ne l'ont jamais eu).

Et vu que tu l'ignores, citons le témoignage de Paul Reiter, entomologiste à l'institut Pasteur, spécialiste de la malaria affirmant avoir menacé le GIEC de poursuites judiciaires s'ils ne retirait pas son nom de leur rapport qu'il jugeait frauduleux (sur la question précise de la migration de moustiques en zone tempérée, donc de la malaria). Et je cite ce monsieur, il n'est pas le seul dans ce cas.



Citation Envoyé par FatAgnus Voir le message
Un propos totalement diffamatoire et totalement en phase avec le reste de tes autres remarques. Jean-Marc Jancovici est ingénieur de l'École polytechnique et ingénieur civil diplômé de l'École nationale supérieure des télécommunications (que tu réduis à un ingénieur télécoms pour mieux le discréditer).
Jean-Marc Jancovici est un consultant et spécialiste de l'énergie et du climat depuis vingt ans (sans aucune compétence mais ayant vingt ans d'expérience dans le domaine, tu confonds formation et expérience pour mieux le discréditer). Jean-Marc Jancovici a fondé une société Carbone 4 et et président The Shift Project (mais pour le discréditer son seul fait d'arme est d'avoir pondu un rapport à l'ADEME). Jean-Marc Jancovici ne se cache pas de faire du lobby puisqu'il est président de The Shift Project une association créée justement pour faire du lobby. Son argumentaire est selon toi truffé de contrevérités, mais tu ne dis pas lesquelles car tu restes dans le registre de l'intox et de la diffamation. Enfin au lieu de regarder des vidéos de Gad Elmaleh, je te conseille de regarder des vidéos de Jean-Marc Jancovici, car vu le nombre de bêtises que tu alignes ici sur le changement climatique, cela ne pourrait t'être que bénéfique.
Télécoms Paris a toujours formé des ingénieurs télécoms jusqu'à preuve du contraire, être ingénieur civil ne donne aucune équivalence en doctorat de physique, biologie, chimie ou autre, et il a bien 58 ans. Où est la diffamation ?

JMJ s'est déjà discrédité tout seul, et sa société de consulting ne fait que du lobbying pour une industrie bien connue des français, ce qui est transparent quand on écoute ses conférences, ce que j'ai patiemment fait au cours des hivers précédents.
Il faut avoir du guano dans les yeux pour ne pas le voir, mais il est suivi par un remarquable club d'afficionados dont tu n'es que le n-ième représentant. A rendre jaloux un politicien comme Asselineau. Qu'un homme politique porteur d'une idéologie soit idolâtré, cela peut se comprendre mais qu'un lobbyiste se voit vouer un culte de la personnalité interpelle.

Citation Envoyé par FatAgnus Voir le message
Quand à dire qu'avancer le taux de gaz carbonique montera quand même à 650 ppm et personne n'en mourra, cela ne fait que prouver ta nature climato-sceptique et ta défiance envers la science.
Le taux de CO2 dans une salle de réunion atteint fréquemment les 1500ppm et personne n'en meurt, en tout cas personne ne meurt d'asphyxie mais parfois d'ennui. Ca c'est de la science.

Citation Envoyé par FatAgnus Voir le message
Là on atteint l'apothéose de ton commentaire, tu compares quand même le Haut Conseil pour le Climat, donc le rapports se basent sur les travaux du GIEC (dont les évaluations sont principalement fondées sur les publications scientifiques et techniques dont la valeur scientifique est largement reconnue) avec l'Église catholique du XIVe siècle... D'ailleurs certains membres du Haut Conseil pour le Climat font parti ou ou fait parti du GIEC. Tu faisais référence à Gad Elmaleh un peu plus haut, mais ton potentiel comique est de loin supérieur à cet humoriste.
J'ai écrit "Admettons que les chiffres de la brochure éditée par ton Haut Conseil soient exacts, ils indiquent que ces objectifs de 3%/an sont inatteignables, car 17% en 30 ans font 50% en 1 siècle, si tant est que l'on puisse tenir la tendance".

Tu n'as donc pas remis en question le fait que ces objectifs étaient inatteignables, mais émit un avis d'autorité sur ton Haut Conseil et un consensus, ce qui ne répond nullement à la question. Tu adoptes une position dogmatique et la comparaison avec l'église catholique du XIVème siècle serait donc justifiée, même si elle était sans doute plus éclairée que les climatologues contemporains. Mais c'est un avis personnel.

Le reste est une attaque personnelle parce que je diffamé (sic) ton gourou en disait qu'il était ingénieur telecom et plus âgé que Michael Shellenberger.

Citation Envoyé par FatAgnus Voir le message
Comparer la production d'huile de baleine qui a dû culminer à 700 000 tonnes en 1938 avec la consommation quotidienne de barils pétrole par jour
La question était l'humanité est-elle entrée en déclin suite à la fin de l'huile de baleine ? non, l'huile de baleine ne servait pas à se chauffer mais à s'éclairer et à fabriquer des cosmétiques, nous sommes passés à l'éclairage au gaz et à l'électricité.

Citation Envoyé par FatAgnus Voir le message
Nous en sommes à 1° C de réchauffement, mais nous avons déjà des effets visibles sur l'environnement. Mais vu que tu as mal compris, je te rappelle qu'un réchauffement de 2° C ou 3° C n'est pas la même chose qu'un réchauffement 1° C, et qu'avec un tel réchauffement les sociétés humaines seront totalement déstabilisées.
3°c qui n'existent que dans la tête de certains climatologues et leurs modèles numériques fumeux.

Ni le covid, ni la faim dans le monde, ni la malaria, ni les feux de forêts, ni l'ouragan katrina, ni les deux guerres mondiales ne furent causés par le dioxyde de carbone d'origine humaine.

Par contre, la Tamise et la Seine ne gèlent plus, les récoltes ont été multipliées par plusieurs ordre de grandeur, les français ne meurent plus lors des grandes vagues de froids. Les sociétés humaines en ont-elles destabilisées ? Ces changements sont-ils du à l'homme qui n'avait construit que quelques centaines d'usine en Angleterre et dans le nord des amériques vers 1850 ?

Citation Envoyé par FatAgnus Voir le message
C'est ce qu'indique l'Agence internationale de l’énergie, pic du pétrole conventionnel en 2008 et pic pétrolier tout pétrole probable d’ici 2025.
Pic probable vers 2025 par manque d'investissements, pas par manque de pétrole, donc temporaire. Une confusion fortuite.
D'ailleurs si ton blogueur journaliste membre du Shift Projet (le monde est petit) avait été honnête, il aurait précisé que l'AIE prévoyait parmi ses scénarios une montée de la production jusqu'en 2040. Voila bien pourquoi aucun expert crédible du secteur pétrolier ne prédit de pic avant cette date.


Je me permet d'extraire ce tableau des niveaux de production prévu dans le rapport 2018 de l'AIE, précisons la source histoire que qu'on ne m'accuse pas de ne pas donner mes références.

Notes bien que que non seulement on ne prévoit pas de pic pétrolier avant 2040, mais qu'en plus l'extraction de pétrole conventionnel a continué de croître depuis 2008, et continuera de croître.

Ton bloggeur journaliste n'en est pas à une approximation prêt, ayant déclaré lors d'une interview qu'on ne trouvait plus de puits. Rien n'est plus faux, on en trouve encore régulièrement et ils sont listés dans ce même rapport. Certes moins qu'à la belle époque de la ruée vers l'or noir.
Le fait qu'un type comme JMJ relaye ce genre d'annêrie ou prétende ne pas savoir ce qu'il y a dans les gaz et pétrole de schiste (agrotech Paris, avril 2019) le décrédibilise d'office. Le jour où il comprendra que le pétrole est un produit soumis aux aléas de la spéculation et de la politique internationale, dont la production est dictée par des investissements sur 10 ans, et où il cessera de prétendre que la crise de 2008 est due au pic pétrolier, il faudra m'appeler.

Et le jour où tu comprendras que la question était "si le pétrole a atteint son pic en 2008, comment les russes et les saoudiens arrivent-ils à inonder le marché ?", et non pas "comment se fait-il que le pétrole coûte 35$", tu auras fait un pas.

Citation Envoyé par FatAgnus Voir le message
La croissance est née avec l'exploitation des énergies fossiles et la croissance mourra avec l'épuisement des énergies fossiles. La perte de la réalité est de croire à la croissance finie dans un monde fini. Si cela peut te rassurer en France ou ailleurs aucun action efficace n'est faite pour lutter contre le changement climatique, l'économie a toujours eu la priorité sur l'écologie.
Tu voulais sans doute écrire le croissance infinie dans un monde fini.
Encore deux absurdités : la croissance n'a pas attendu les énergies fossiles sinon nous en serions encore à l'âge des cavernes. Et elle n'a jamais été infinie, mais toujours soumise aux contraintes de ressources.

Et se préoccuper de savoir si le taux de CO2 va atteindre 650ppm (RCP4.5) ou 1350ppm (RCP8.5) et si monsieur Jouzel va piquer une crise sur France Inter , plutôt que des vrais sujets comme les déchets, la malnutrition ou l'eutrophisation de l'eau, ne relève pas de la physique, de la biologie ni de l'écologie mais de la superstition.
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