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Microsoft annonce qu'il veut être négatif en émission de carbone d'ici 2030
Et éliminer autant de carbone qu'il en a émis au cours de son histoire d'ici 2050

Le , par Bill Fassinou

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Le réchauffement climatique est un problème évident qui nécessite des solutions au plus vite pour limiter ses dégâts sur l’environnement. Les entreprises technologiques ont contribué à l’augmentation du taux des gaz à effet de serre dans l’atmosphère et se doivent ainsi de réparer leur tort. Cette semaine, Microsoft prend ses responsabilités en annonçant un gros plan qui se tiendra sur la nouvelle décennie. La société s’engage à effacer son empreinte carbone d’ici 2030 et à éliminer de 2030 à 2050 autant de carbone qu'elle en a émis au cours de son histoire.

La réduction des émissions de gaz à effet de serre se retrouve de plus en plus dans les principaux objectifs des entreprises technologiques. La consommation électrique de ces entreprises représente une grosse source d’émission de carbone dans la nature. Toutefois, elles comptent désormais adopter des pratiques énergétiques saines en exploitant des énergies 100 % renouvelables. Les entreprises comme Apple se vantent d’être neutres en carbone depuis quelques années déjà, mais l’idée de Microsoft va plus loin et s'étale sur plusieurs décennies.

« D'ici à 2030, Microsoft sera négative en carbone, et d'ici 2050, Microsoft éliminera de l'environnement tout le carbone que l’entreprise a émis soit directement, soit par sa consommation électrique depuis qu’elle a été créée en 1975 », a écrit Microsoft jeudi dans un billet de blogue. Le plan comprend la création d'un fonds d'innovation climatique, qui investira 1 milliard de dollars au cours des quatre prochaines années pour accélérer le développement de la technologie d'élimination du carbone. Comment Microsoft compte-t-il arriver à un tel résultat ?

Dans son billet, la société a annoncé qu’elle y parviendra grâce à un portefeuille de technologies à émissions négatives (NET pour negative emission technologies) qui comprend potentiellement le boisement et le reboisement, la séquestration du carbone dans le sol, la bioénergie avec capture et stockage du carbone (BECC) et la capture directe de l'air (DAC). Les entreprises technologiques américaines ont chacune continué à entreprendre des actions de leur côté même après que Donald Trump s’est retiré des accords de Paris sur le climat.


La plupart des grandes sociétés américaines avaient manifesté leur mécontentement par rapport à ce retrait. En juin 2017, elles ont rejoint un mouvement visant à rester dans les accords de Paris malgré la décision de Trump. Cette démarche de Trump a été perçue comme nuisible à la cause commune. « Nous devons commencer à compenser les effets néfastes du changement climatique », a dit hier le PDG de Microsoft Satya Nadella, ajoutant que si les températures mondiales continuent à augmenter sans cesse, « les résultats seront dévastateurs ».

La société a aussi déclaré qu'elle publierait des rapports annuels sur ses émissions de carbone à partir de cette année. Elle envisage également de signer l'engagement d'ambition commerciale des Nations Unies pour limiter la hausse de la température mondiale à environ 1,5°C par rapport aux niveaux préindustriels. Cependant, des questions demeurent quant à la technologie que Microsoft envisage. Les aspects économiques de la capture directe de l'air n'ont pas encore été définis et le taux de reforestation peuvent ne pas être assez rapides pour rattraper les émissions croissantes.

Il s’agit là de ce que pense Sue Reid, vice-présidente du climat et de l'énergie chez Ceres, une association américaine sans but lucratif qui travaille avec plusieurs sociétés sur des engagements de développement durable. « Ces calculs se heurtent à de nouvelles incertitudes et à de nouvelles vulnérabilités liées à l'aggravation des effets des changements climatiques, comme l'augmentation du nombre de feux de forêt », a-t-il déclaré. Les autres entreprises de la place ont également établi des plans pour réduire à zéro leur émission de carbone.

Amazon Inc, le plus grand détaillant en ligne du monde, s'est engagé l'an dernier à être « net zéro carbone » d'ici 2040 et à acheter 100 000 camionnettes de livraison électrique à une startup, après que des militants salariés aient poussé le détaillant à durcir sa position sur le changement climatique. Google, la filiale d'Alphabet Inc., s'est engagé à neutraliser les émissions de carbone provenant de la livraison de matériel informatique grand public d'ici la fin de l’année 2020 et à inclure du plastique recyclé dans chacun de ses produits d'ici 2022.

Google aurait réduit ses émissions de carbone de 40 % en 2018 par rapport à 2017 en s'appuyant davantage sur les navires plutôt que sur les avions pour transporter le matériel des usines. De son côté, Facebook Inc. a déclaré l'année dernière qu'elle s'était engagée à réduire son empreinte de gaz à effet de serre de 75 % par rapport aux niveaux de 2017 en 2021 et à utiliser 100 % d'énergie renouvelable en 2020. Il a aussi publié un rapport montrant qu’il a réduit ses émissions de gaz à effet de serre de 23 %, à 339 000 tonnes métriques, au cours des quatre années depuis 2014.

« La réduction du carbone est la voie que le monde doit suivre, et nous reconnaissons que c'est ce que nos clients et nos employés nous demandent de faire », a déclaré Microsoft. « C'est un pari audacieux, un coup de chance pour Microsoft. Et il devra devenir un pari sur la lune pour le monde. Il ne sera pas facile pour Microsoft de devenir négatif en carbone d'ici 2030. Mais nous pensons que c'est le bon objectif. Et avec le bon engagement, c'est un objectif réalisable », a conclu l’entreprise.

Sources : Microsoft, Reuters

Et vous ?

Quel est votre avis sur le sujet ?
Ces objectifs fixés par Microsoft sont-ils réalisables selon vous ?
Pensez-vous que les grandes entreprises IT puissent un jour être négatives en émission de carbone comme elles le prétendent ? Pourquoi ?

Voir aussi

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Avatar de FatAgnus
Membre chevronné https://www.developpez.com
Le 18/01/2020 à 8:09
Certains commentaires mélangent écologie en général (déchets, ...) et réduction de gaz à effet de serre. Microsoft ne parle que des émissions de gaz à effet de serre, suivant ses critères, c'est à dire principalement sa consommation électrique. Premièrement la production d’électricité zéro carbone n'existe pas. Pour la construction d'une éolienne ou un panneau solaire il faut des matériaux de base (aluminium, verre, etc) ou plus élaborés (semi-conducteurs), dont la fabrication émet des gaz à effet de serre. L'éolien et le solaire étant des énergies intermittentes, quelle solution pour produire de l'électricité quand le vent ne souffle ou que le soleil ne brille pas ? Des énergies fossiles qui émettent du CO2 ou la construction de batterie qui vont aussi générer du CO2 à la construction ?

Savoir aussi que la fabrication d'une voiture électrique émet du CO2, 50 grammes de C02 par kilomètres, pour une voiture électrique qui parcourra 200 000 kilomètres dans sa vie. Ensuite la question de savoir avec quoi sera produite l’électricité qui alimentera cette voiture ? Si l'électricité est produite avec du charbon, le bilan carbone sera pire que des voitures thermiques. Dans le monde 38 % de l'électricité est produite par le charbon, et 64 % de l’électricité est d'origine fossile.

Microsoft oublie également la fabrication de ses serveurs, chaque serveur doit produire presque une tonne de CO2 à la fabrication, Microsoft doit posséder un million de serveurs qui sont renouvelés régulièrement, sans parler des équipements, routeurs, switchs, qui doivent se compter par centaines de milliers.

Microsoft vend aussi des millions de périphériques (ordinateurs, tablettes, ordinateurs). Chaque périphérique vendu produit lui aussi plusieurs centaines de kilogrammes de CO2 à la fabrication.

Donc on voit bien que Microsoft ne sera jamais négatif en carbone ! Si nous voulons réduire nos émissions de CO2, il faut de la décroissance. Le jour où Microsoft annoncera : nous allons produire moins de périphériques, mais il dureront plus longtemps et seront repérables à vie ; nous allons optimisez Windows pour que vous puissiez l'utiliser vingt ou trente ans sur votre ordinateur ; n'utilisez par le cloud, mais éditez vos documents en local. Alors à ce moment Microsoft fera vraiment un pas vers ses réductions de gaz à effet de serre.
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Avatar de FatAgnus
Membre chevronné https://www.developpez.com
Le 29/07/2020 à 19:48
Microsoft ne dit pas comment il va produire l’hydrogène ! Pour rappel l’hydrogène n'existe pas à l'état naturel sur terre, pou obtenir ce précieux hydrogène, il faut dépenser de l’énergie, et plusieurs possibilités existent : peut l’extraire d’hydrocarbures, le produire par électrolyse de l’eau, mais alors… il aura fallu produire de l’électricité ou le produire par thermolyse de l’eau en la portant à très haute température. Il faut bien sûr aussi de l’énergie disponible.

Donc même si l'hydrogène n'émet pas de gaz à effet de serre, la production de l'hydrogène lui en émet. Microsoft nous sert du bon greenwashing.
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Avatar de L33tige
Membre éprouvé https://www.developpez.com
Le 17/01/2020 à 16:54
Citation Envoyé par Fooshi Voir le message
Mais question était clairement insidieuse Ta dernière phrase est intéressante "peu importe la motivation" : les faits sont plus importants que ce qui est dis, ce qui est dis pour ma part n'est rien. Ce qui me fait marrer c'est que les sociétés communiquent : des tweets, au blog, au communiqué de presse pour tout un ensemble d'action, mais des qu'un communiqué vient en faveur d'une action pour l'environnement : 'GREENWASHING !'
Je passe mon temps à ramasser les dechets par terre dans la rue, j'en parle autour de moi. Je passe au zero dechet, j'en parle autour de moi. Si l'on dis de moi que le fait de le communiquer c'est juste pour me donner une bonne image ca me fais un peu c****. C'est pour que d'autres personnes prennent les meme habitudes. Là Microsoft le communique. Point.
Le greenwashing c'est justement de faire croire que t'es vert sur un point, et faire le contraire à côté. Par exemple, une société qui vends du carburant, si elle parle d'écologie, c'est forcément du greenwashing.

Pareil, google qui parle d'écologie c'est forcément du greenwashing, car à côté les datacenters polluent forcément énormément.

En l’occurrence, là on parle effectivement d'un communiqué, s'ils le font, c'est pas du greenwashing, 0 émissions c'est pas une petite promesse pour redorer un peu son blason.
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Avatar de AndMax
Membre éclairé https://www.developpez.com
Le 18/01/2020 à 10:25
Citation Envoyé par FatAgnus Voir le message
Donc on voit bien que Microsoft ne sera jamais négatif en carbone !
Exactement !

En ce moment je pense à tous ces gens qui ont un Windows 7 qui fonctionne mais qui n'aura plus de mises à jour, et à qui Microsoft déclare que leur PC n'est pas compatible avec Windows 10. Rendre obsolètes des millions de machines qui peuvent encore rendre des services pendant des années est aussi une grande forme de pollution que Microsoft a oublié de considérer. Ce sont des quantités monstrueuses de ressources qu'il faut déployer pour tout remplacer. Quand est-ce que Microsoft préviendra tous ses clients Windows 7 "incompatibles" Windows 10 que leur matériel pourrait encore fonctionner sans problème pendant des années, avec un excellent support, sous GNU/Linux ?
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Avatar de Bill Fassinou
Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
Le 05/08/2022 à 19:02
Microsoft annonce la réussite d'un essai de pile à hydrogène dans l'un de ses centres de données américains
l'entreprise ajoute que ces piles ne génèrent aucune émission de carbone

Microsoft a annoncé la semaine dernière avoir testé avec succès des générateurs sans émission dans un centre de données américain en utilisant des piles à hydrogène au lieu du diesel. L'essai réussi a eu lieu à Latham, dans l'État de New York, et a impliqué des piles à hydrogène emballées dans deux conteneurs d'expédition d'environ 12 mètres de long (40 pieds) dans ce que Microsoft a appelé un générateur d'hydrogène unique en son genre. La firme de Redmond a ajouté que ces générateurs pourraient fournir à l'avenir une alimentation de secours sans émissions pour ses centres de données.

Dans un billet de blogue publié la semaine dernière, le géant des logiciels a salué sa première tentative d'utilisation de générateurs de secours alimentés à l'hydrogène pour faire face à d'éventuelles coupures de courant et autres interruptions de service dans son centre de données de Latham. Microsoft utilise actuellement des générateurs fonctionnant au diesel, qui brûlent généralement des combustibles fossiles. Mais l'entreprise s'est engagée à éliminer le carburant diesel dans le cadre de son engagement à être neutre en carbone d'ici 2030. Parmi les nouvelles solutions envisagées, on trouve les piles à hydrogène.

Également connus sous le nom de piles à combustible à membrane d'échange de protons (Proton Exchange Membrane Fuel Cell - PEMFC), ils combinent l'hydrogène et l'oxygène dans une réaction chimique qui génère de l'électricité, de la chaleur et de l'eau sans dégager de combustion, de matières particulières ou d'émissions de carbone. Selon Lucas Joppa, responsable de l'environnement chez Microsoft, ces piles pourraient être une solution durable pour éviter les émissions de carbone. L'essai de la pile à combustible à Latham a démontré qu'elle pouvait faire fonctionner le centre de données avec trois mégawatts.



Les ingénieurs de Microsoft estiment que cette quantité d'énergie est suffisante pour alimenter environ 10 000 ordinateurs, ou 600 foyers. « Trois mégawatts, c'est super intéressant parce que c'est la taille des générateurs diesel que nous utilisons actuellement », a déclaré Joppa. Le fabricant de technologies de l'hydrogène Power inc. a construit le système de piles à combustible à membrane d'échange de protons et a placé 18 piles à combustible dans deux conteneurs d'expédition de 12 m de long pour soutenir le site du centre de données. Selon les ingénieurs de Plug, il s'agit des plus grandes piles que l'entreprise ait jamais fabriquées.

Comme le système est plus grand que tout ce que Plug a construit auparavant, il en va de même pour tous les composants, des compresseurs et des échangeurs de chaleur aux onduleurs à l'échelle du réseau et aux tuyaux d'alimentation en hydrogène. L'hydrogène utilisé lors du test était un hydrogène "bleu" à faible teneur en carbone, obtenu comme sous-produit de la production industrielle de chlore et d'hydroxyde de sodium. Toutefois, Microsoft prévoit d'utiliser de l'hydrogène "vert" à l'avenir. Cela signifie que l'hydrogène proviendra des électrolyseurs, qui séparent les molécules d'eau en atomes d'hydrogène et d'oxygène.

La mention "vert" vient du fait que ces électrolyseurs sont alimentés par une énergie verte (par exemple, éolienne ou solaire) pendant le processus. Le système a été assemblé au coup par coup sur une plateforme en béton derrière le siège de la société pour la recherche, le développement et la fabrication de sa gamme de piles à combustible ProGen. « Ce à quoi nous venons d'assister était, pour l'industrie des centres de données, un moment d'atterrissage sur la lune. Nous avons un générateur qui ne produit aucune émission. C'est stupéfiant », a déclaré Sean James, directeur de la recherche sur les centres de données chez Microsoft.

Les essais du prototype sont terminés et le concept a été prouvé. Plug prévoit maintenant de déployer une version commerciale optimisée des systèmes de piles à combustible stationnaires à haute puissance, dont l'empreinte est plus petite et l'esthétique plus rationnelle et plus soignée que celle qui a été testée. De son côté, Microsoft installera également l'un de ces systèmes de piles à combustible de deuxième génération dans un centre de données de recherche où les ingénieurs apprendront à travailler avec cette nouvelle technologie et à la déployer, notamment en élaborant des protocoles de sécurité pour l'hydrogène.

Notons que cela fait presque dix ans que Microsoft a commencé à explorer la technologie des piles à combustible avec le National Fuel Cell Research Centre en Californie en 2013. Toutefois, ce n'est qu'en 2018 qu'il a commencé à considérer les piles à combustible à membrane d'échange de protons comme une solution, qui sont couramment utilisées dans l'industrie automobile. La date du premier déploiement dans un centre de données réel n'est pas connue, mais James a déclaré qu'il est probable que cela aura lieu dans un endroit où les normes de qualité de l'air interdisent les générateurs diesel.

D'un autre côté, Microsoft travaille également sur d'autres systèmes de refroidissement de ces centres de données. En effet, les centres de données sont non seulement de grands consommateurs d'énergie, mais ont également une forte demande en eau pour refroidir les serveurs. Si cela est une source de préoccupation majeure pour les entreprises, Microsoft cherche des solutions pour rendre les serveurs moins gourmands en énergie et rendre leur demande en eau quasi nulle. La société a commencé à utiliser depuis plus d'un an un liquide en ébullition pour évacuer la chaleur générée par les serveurs informatiques dans un centre de données.

Microsoft est le premier fournisseur de services de cloud computing à utiliser ce procédé appelé "refroidissement par immersion à deux phases" dans un environnement de production. Selon la société, ses nouvelles techniques pourraient lui permettre de réduire de 95 % la quantité d'eau utilisée par ses centres de données d'ici 2024, dans le but d'éliminer "à terme" l'utilisation de l'eau. Elle a testé l'utilisation de processeurs surcadencés fonctionnant dans des réservoirs de refroidissement par immersion et affirme que cette combinaison permet aux serveurs d'atteindre un niveau de performance supérieur.

« Nos tests ont montré que pour certains chipsets, les performances peuvent augmenter de 20 % grâce au refroidissement liquide. Cela démontre comment le refroidissement liquide peut être utilisé non seulement pour soutenir nos objectifs de durabilité visant à réduire et, à terme, à éliminer l'eau utilisée pour le refroidissement dans les centres de données, mais aussi pour générer des puces plus performantes fonctionnant à des températures de refroidissement plus chaudes pour les charges de travail avancées d'IA et de ML », a déclaré Christian Belady, vice-président du groupe de développement avancé des centres de données de Microsoft.

Selon Microsoft, ces types d'amélioration des performances pourraient être significatifs lorsqu'ils sont appliqués à l'échelle du cloud, et permettre de nouvelles approches de la façon dont les centres de données sont construits et exploités. L'entreprise ajoute que le refroidissement par immersion peut offrir un rendement énergétique exceptionnel, car il utilise des réservoirs scellés qui ne nécessitent pas de planchers surélevés ou de refroidissement par air au niveau de la pièce, comme c'est le cas actuellement dans la plupart des centres de données commerciaux.

Microsoft estime que le refroidissement par immersion à deux phases jouera un rôle beaucoup plus important dans les futures conceptions de données. « Le refroidissement liquide ouvre la voie à des serveurs plus denses dans des espaces plus réduits », a déclaré Belady. À l'avenir, Microsoft pourrait combiner le refroidissement par immersion à deux phases et les piles à combustible à membrane d'échange de protons pour réduire l'impact environnemental de ses centres de données.

Source : Microsoft

Et vous ?

Quel est votre avis sur le sujet ?
Que pensez-vous des tests des Microsoft sur les piles à hydrogène?
Selon vous, en quoi cette technologie pourrait être bénéfique pour les centres de données ?

Voir aussi

Microsoft accélère ses plans pour rendre ses centres de données moins "assoiffés", elle se tourne vers le refroidissement par immersion à deux phases qui ne nécessite pas d'eau

Microsoft immerge désormais ses serveurs dans des bains liquides pour améliorer leur performance et leur efficacité, après le succès du projet Natick qui déployait des serveurs autonomes dans la mer

Les travaux ont commencé sur le premier centre de données sous-marin commercial du monde, prévu au large des côtes de l'île de Hainan en Chine, entrepris par la China Offshore Oil Engineering Co

Microsoft teste les piles à hydrogène comme l'alimentation de secours dans ses centres de données, ces piles pourraient-elles relancer une économie d'énergie propre à long terme ?
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Avatar de esperanto
Membre émérite https://www.developpez.com
Le 17/01/2020 à 14:57
que l’entreprise a émis soit directement, soit par sa consommation électrique
Et tant qu'à faire, pourquoi ne pas compenser aussi les émissions dues aux PC remplacés/jetés juste parce que plus compatibles avec la nouvelle version de Windows?
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Avatar de Leruas
Membre averti https://www.developpez.com
Le 17/01/2020 à 15:12
Ils vont compenser aussi le CO2 émis pour fabriquer leurs serveurs et le hardware Microsoft (Xbox, Surface, Windows Phones...) ?
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Avatar de FatAgnus
Membre chevronné https://www.developpez.com
Le 29/07/2020 à 22:10
Citation Envoyé par Pierre Louis Chevalier Voir le message
L’hydrogène vert devrait croître rapidement dans les années à venir”
Pour autant, l’hydrogène vert semble promis à un bel avenir : « l’hydrogène vert, produit avec de l’électricité renouvelable, devrait croître rapidement dans les années à venir. De nombreux projets en cours et prévus vont dans cette direction.
Toute activité humaine a un impact environnemental. L'hydrogène « verte » n'existe pas. Toute énergie a des avantages et des inconvénients. L'électricité « renouvelable » n'existe pas non plus (à par la foudre peut-être). Il existe des énergies dites « renouvelables », mais les collecteurs comme les éoliennes ou les panneaux solaires ne sont pas renouvelables, et dépendent de nombreux métaux et des énergies fossiles pour être fabriqués et installés.

Citation Envoyé par Pierre Louis Chevalier Voir le message
Donc c'est vrai dans la situation actuelle c'est pas encore une solution idéale, mais ça pourrais le devenir.
Pour rappel, les accords de Paris prévoient de faire baisser nos émissions à effet de serre par trois d'ici 2050, donc 5 % tous les ans à partir de demain. Donc nous ne pouvons pas compter sur d'éventuelles « innovations » technologiques pour atteindre cet objectif ambitieux.

Citation Envoyé par Pierre Louis Chevalier Voir le message
Quand on voie que l’utilisation massives des automobiles électriques est en train de motiver des recherches pour avoir de nouvelles batteries non seulement non polluantes, faites avec des matériaux communs et pas des métaux rares, et de 2 à 10 fois plus puissante, on voie que cela vaux le coup d'investir dans les nouvelles technologies car cela motive la recherche qui va rendre ces technologies bien plus acceptables.
Comme dit plus haut, toute activité humaine a un impact environnemental, donc des batteries « non polluantes » ça n'existera jamais. Une voiture électrique peut même émettre plus de gaz à effet de serre qu'une voiture thermique si l'électricité est produite au charbon (40 % de l'électricité produite dans le monde provient du charbon). L’électricité comme l'hydrogène n'est pas une énergie primaire, donc il faut dire comment est produite l'électricité. Croire qu'il y aura assez de lithium pour produire assez de batteries pour un milliard de voitures est totalement utopique. Sans parler des dizaines d'années qu'il faudrait pour remplacer le parc existant.

Citation Envoyé par Pierre Louis Chevalier Voir le message
Donc ici le projet va dans le bon sens, plus on va utiliser d’hydrogène, plus cela motivera les recherches sur les solutions pour le produire de façon verte.
Le projet va dans le mauvais sens (ce n'est pas un projet d'ailleurs, juste du greenwashing) puisqu'il liasse croire qu'on va pouvoir gérer la crise climatique en produisant de l'hydrogène via des éoliennes ou panneaux solaires pour alimenter les centre de données. Ce qui est bien sûr totalement faux, l'énergie fournie par les éoliennes et les panneaux solaires ne pourront jamais remplacer les 80 % de la production d'énergie qui est encore fossile à l'heure actuelle.

La seule solution pour vaincre la crise climatique est la décroissance, produire moins, consommer moins, se serrer la ceinture. Et non pas poursuivre cette fuite en avant en pensant que la technologie nous sauvera. La croissance verte est juste une utopie.
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Avatar de eric44000
Membre régulier https://www.developpez.com
Le 06/08/2022 à 18:51
Citation Envoyé par ec Voir le message
Surtout, il s'agit de remplacer un générateur diesel qui fonctionne très occasionnellement.
Cela peut servir pour des villages isolées (cirque de Mafate à la Réunion, hameaux en Guyanne...). Mais il n'en reste pas moins que le diesel est plus économique.

Citation Envoyé par pierre-y Voir le message
Un cache misère la production d'hydrogène n'étant pas spécialement écologique sauf que c'est moins visible.
Tout à fait d'accord. La production actuelle est très polluante et onéreuse. Les britanniques eux développent une batterie à air comprimée (ou liquéfiée pour être exact) de 250 MWh au Trafford Energy Park, près de Manchester. C'est bien plus écono-écolo.
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Avatar de Pierre Louis Chevalier
Expert éminent sénior https://www.developpez.com
Le 29/07/2020 à 22:42
L'un n’empêche pas l'autre, c'est pertinent de diminuer la consommation, comme par exemple les projets du gouvernement pour encourager l'isolation des logements, tout en essayant de produire de l'énergie d'une autre façon. Troisième facteur : ne plus encourager la croissance de la population.
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